Chapitre 13

Chapitre 13
- Chapitre 13 -



Je sens Tom se crisper en entendant ma phrase.

Tom :
« Dans une heure ?!

Bill : Calme-toi.

Tom : Dans une heure tu vas m'emmener voir une Guilde formée de vampires ? Non mais tu veux que je prenne ça comment ?!

Bill : Ben plutôt bien. »

J'hausse légèrement les épaules l'air de rien tandis que Tom fronce légèrement les sourcils. Je crois que je l'exaspère. Tant mieux. Au moins, je lui fais quelque-chose. Il se met à jouer nerveusement avec ses mains mais je les lui tape pour qu'il arrête. Ce qui ne l'empêche pas de continuer. J'attrape alors ses mains dans les miennes et il me fixe d'un air mauvais.

Bill :
« Je t'ai dis de te calmer. Tu n'as rien à craindre.

Tom : Vraiment ? je te rappelle que je suis recherché par ceux de ton espèce.

Bill : Par quelques-uns.

Tom : Ouais ben j'suis quand même recherché et là tu veux juste m'emmener devant un groupe de vampires. De plus ce sont ceux qui ont arraché tes dents. »

Je soupire légèrement. Il n'a pas totalement tord mais il n'a pas totalement raison non plus. Je lâche une de ses mains et la mienne va se loger dans son cou pour caresser la marque de ma morsure. Il en frissonne légèrement.

Bill :
« Cette marque que tu portes indique que tu appartiens à un vampire.

Tom : Parce-que je suis donc ton objet ?!

Bill : Oui et non. En fait, cela prouve que tu donnes de ton sang en échange le vampire assure ta protection. Quand les autres vampires voient une marque, ils savent que l'humain est déjà pris.

Tom : Ben génial. Alors maintenant je suis marqué comme « propriété de Bill ».

Bill : En quelque sorte oui. »

Je ne peux m'empêcher de rire. Je n'ai jamais eu d'humain rien que pour moi. Je les ai toujours tués pour ne pas m'en encombrer. Mais c'est vrai que de savoir que l'on a un garde-manger rien que pour nous, ce n'est pas plus mal. Surtout que le sang de Tom est délicieux. Je sens alors une petite tape derrière ma tête. Je reporte alors mon regard sur Tom en plissant les yeux. Il lève les yeux au ciel.

Tom :
« N'y penses même pas.

Bill : A ?

Tom : Goûter de nouveau à mon sang. T'en salives presque.

Bill : Pourtant il est vraiment très bon.

Tom : Ouais ben c'est pas une raison. »

Je lui lance un regard malin alors que je passe ma langue sur ma canine/ Tom en grogne légèrement et j'hausse une nouvelle fois les épaules. J'adore l'énerver sur le sujet. J'avoue que ça m'amuse. Il m'amuse. Il remarque alors que le fixe et détourne le regard. Ma main libre va se poser sur sa joue.

Bill :
« Regardes-moi Tom. N'aies pas peur de le faire.

Tom : Oui mais tu sais ce que je risque de faire.

Bill : Justement, je ne t'en empêche pas. »

Je rapproche peu à peu mon visage du sien. Je frôle doucement ses lèvres.

Tom :
« On devrait peut-être y aller non ? »

Je garde mon visage toujours aussi proche du sien. Je souffle doucement sur ses lèvres avant de m'en écarter. On ne va pas le forcer. Le baiser que nous avons échangé il y a quelques minutes n'était pas si mal. Je me lève et je vais prendre une douche sans un mot. Je ne supporte pas avoir l'odeur de mes victimes sur moi. Et je sens encore l'odeur de cette fille sur mes fringues. Je prends donc ma douche en vitesse et je me fais présentable. Je retourne dans le salon et Tom est devant la baie vitrée à fixer New-York.

Bill :
« A quoi tu penses ?

Tom : A tout ça. Je ne m'en sens pas capable. Pourquoi on ne m'a pas laissé vivre avec Anna et mon enfant ? Je n'y arriverai pas. Je n'ai plus la force de lutter s'ils ne sont pas là. »

Je soupire légèrement. J'avoue que cet attachement entre humains m'a manqué. Aujourd'hui je trouve que c'est un frein.

Bill :
« Je sais que c'est dur mais tu dois avancer comme je te l'ai dis. Tu dois continuer pour eux.

Tom : Je ne le ferai uniquement pour eux, pour tuer ce Marius.

Bill : Et bien gardes ça en tête. »

Il ne répond rien et reste fixer la vue qui se trouve devant lui. Je baisse les yeux et je vois ses mains trembler. Il a peur. Et il y a de quoi.

Bill :
« Je suis là pour te protéger Tom.

Tom : Pour combien de temps ? S'ils arrivent à m'avoir ? Si tu en as marre de ce rôle de protecteur ? Après tout tu méprises les humains et... »

Il ne continue pas. Pendant qu'il me parlait, je me suis déplacé pour arriver devant lui et le prendre dans mes bras. Il a besoin d'être rassurée. Je le sens. Ses mains tremblent de moins en moins et finissent par venir se loger dans mon dos et me coller un peu plus à lui.

Bill :
« Si j'avais voulu te lâcher, je l'aurai fait depuis longtemps. Mais je ne peux pas expliquer pourquoi avec toi c'est différent. Ça m'énerve de dire ça mais j'ai un minimum d'attachement pour toi. Et je t'aiderai à tuer Marius. Alors maintenant nous allons y aller. Je te protègerai mais reste tout de même sur tes gardes »

Je dépose un simple baiser dans son cou avant de me détacher de lui. Il plante son regard dans le mien et je peux voir qu'il est déterminé. Nous enfilons tous les deux une veste et nous sortons de chez moi.

Cela fait un bon quart d'heure que nous marchons dans les rues de New-York. Tom est à mes côtés et nous n'échangeons pas un mot. Nous arrivons enfin à destination. Le bâtiment est assez chic. Mine de rien, la Guilde a du fric et aime le montrer. Je frappe trois coups, j'attends quelques secondes et je frappe une dernière fois. La porte s'entrouvre légèrement.

Vampire :
« Tiens, Bill Kaulitz. Que nous vaut l'honneur de ta visite.

Bill : J'ai une chose importante à dire aux chefs.

Vampire : Tu crois vraiment que je vais te laisser entrer avec ton... Humain ?

Bill : Si je te dis Purificateur, ça te parle ? »

Le mec ne répond rien et ouvre la porte pour nous laisser passer. Je garde Tom contre moi. Cela fait plusieurs années que je suis venu mais je connais ce lieu par c½ur. On s'avance dans le salon. Ben tiens, toute la clique est là à nous attendre. Tous les regards se posent sur nous. William, le chef, a un léger rictus sur les lèvres.

Willl :
« Tiens, ce cher Bill Kaulitz. Cela faisait longtemps.

Bill : En effet Will. Comment vas-tu ?

Will : Bien, comme tu le vois. Tu nous amène le dîner ? »

Je vois Tom tressaillir en l'entendant.

Bill :
« Non. Et je vous interdis de le toucher.

... : Tu ne peux pas nous interdire quoi que ce soit Bill.

Bill : Alléra, tu ne m'as pas vraiment manqué tu sais. Même si je suis sûr que l'inverse a marché. Tu veux toujours coucher avec moi ? »

Je la vois se renfrogner dans son coin en croisant les bras. Alléra est très belle, je ne peux pas le nier, mais j'ai toujours aimé me faire désirer. Mon regard se pose ensuite sur Alicia qui ne fait que me fixer moi ou Tom sans un mot. C'est au tour du quatrième de parler.

... :
« Tes canines ont bien repoussé dis-moi.

Bill : Je trouve aussi Michael. Elles sont encore mieux que celles que tu m'as arraché et que tu as gardé. »

Il me répond par un clin d'½il. Connard. Je ne l'ai jamais aimé lui. Bref, maintenant que les quatre ont mon attention, je vais pouvoir parler.

Bill :
« Je vous présente Tom. C'est peut-être un humain, mais pas n'importe lequel. Vous avez dû entendre les dernières rumeurs en date.

Will : Bien sûr. On parle du Purificateur. Mais ce n'est qu'une fable.

Bill : Non, je peux vous assurer du contraire. Tom est le Purificateur. »

Tout le monde se rassoit d'un coup comme pour mieux regarder Tom qui est plus que mal à l'aise. Je lui donne un coup de coude dans les côtes et il relève enfin le visage pour les fixer.

Will :
« Tu es sûr de ce que tu avances Bill ?

Bill : Oui, j'ai fait analyser son sang et je peux vous assurer que c'est lui. Abby est en train d'isoler le gêne en question pour en faire une sorte de vaccin à administrer aux vampires qui le souhaitent. »

Je n'aime pas leur façon de le regarder : à la fois comme s'il était la huitième Merveille du monde et comme si son sang les appelait. De toute façon, leurs pensées ne sont pas longues à connaître.

Bill :
« N'y pensez même pas. Son cou porte ma marque, vous ne pourrez pas le goûter.

Alléra : Je déteste vraiment quand tu fais ça Bill. Lire dans nos pensées.

Bill : Jalouse va. »

Je prends ça sur un ton moqueur Je sais que tout le monde n'a pas cette capacité et je m'amuse toujours de mon pouvoir. Mon regarde se porte sur Alicia mais ses yeux se font fuyants. Elle cache quelque-chose. Mais ses pensées sont trop incohérentes pour que j'y décèle quelque-chose. Pourtant sur les quatre, ça doit être elle la mieux.

Tom :
« Bon et on fait quoi de moi ? J'ai l'autre Marius à mes trousses qui veut me tuer pour qu'aucun vampire ne redevienne humain. »

Là je suis quand même surpris. Il n'a pas osé ouvrir la bouche depuis que l'on a quitté mon appartement et là il fait même preuve d'audace. Will set met alors à rire.

Will :
« Mais c'est qu'il en veut ce petit Tom.

Tom : Peu importe, on fait quoi ?

Will : Comme tu peux t'en douter, vu que nous ne t'avons pas tué jusqu'à maintenant, c'est que nous sommes de ton côté. Marius est un adversaire très difficile. Restes avec Bill, il te protègera bien mieux que n'importe qui. De plus, Marius ne le tuera pas. Il est bien plus attaché à Bill qu'il ne le prétend. Même après ce que ce dernier lui a fait. »

Pourquoi ils prennent tous un malin plaisir à nous rappeler cette histoire. C'est vraiment chiant à force.

Bill :
« Et Marius, on en fait quoi ?

Will : On s'en occupe. Normalement il cessera de vous suivre.

Bill : Ouais et c'est pour ça qu'il a réussi à me retrouver dans une ruelle ? Takkara est avec lui.

Michael : A croire qu'elle t'en veut toujours de l'avoir larguée. Tu dois lui manquer.

Bill : Ouais ça doit être ça. A croire que mes frasques amoureuses et sexuelles intéressent beaucoup de monde. »

Mon regard se pose sur Alléra alors qu'un sourire suffisant se dessine sur mes lèvres.

Alléra :
« Arrêtes d'être aussi présomptueux Bill. Ce n'est pas parce-que tu es un vampire puissant que tu peux te croire tout permis.

Bill : Non mais ça peut quand même me permettre de me moquer de toi. »

Will et Michael se mettent à rire alors qu'Alléra grogne, en étant prête à me sauter dessus. Mais Will la retient.

Will :
« Calme-toi Alléra. Je l'aime bien ce petit.

Bill : Cool, j'en ai de la chance.

Alicia : Veuillez m'excuser. »

Ouah ça doit être la deuxième fois que je l'entends parler de toute ma vie. Elle se lève et quitte le salon. Mais en partant, elle regarde Tom. Mais pas de n'importe quelle façon. Non...

Will :
« Bill ? Tu peux nous laisser Tom quelques minutes ? Nous avons juste des questions à lui poser, rien de plus.

Tom : Bill...

Bill : Ne t'inquiètes pas. Ils sont de ton côté. »

Il acquiesce d'un signe de tête mais n'est pas rassuré pour autant que je le laisse. En même temps, il n'a vraiment rien à craindre. Il est le plus en sécurité ici. Marius n'osera jamais venir jusqu'ici. Bref, je les laisse tranquilles et je sors du salon. Je vois un bout de robe se faufiler dans une autre pièce. Alicia. Je la suis en vitesse. Elle est débout devant la fenêtre à fixer le paysage à travers celle-ci. Exactement comme Tom tout à l'heure.

Alicia :
« Tu n'aurais jamais dû l'emmener ici Bill.

Bill : Pourquoi ?

Alicia : Tu n'aurais pas dû, c'est tout. Parce-que ça fait...

Bill : (la coupant) Mal ? Pourquoi ? Pourtant revoir votre fils devrait vous faire plaisir. »


[ Voici une suite où l'on apprend à connaitre un peu la Guilde et THE révélation de la fin xD Bref j'attends vos avis comme d'hab tout ça tout ça x) ]


---------------------------------------------------------------


Tout nouveau lemon en daaaaate =) J'espère que vous aimerez en tout cas ^^

# Posté le lundi 09 février 2009 15:30

Modifié le lundi 16 mars 2009 16:27

Chapitre 14

Chapitre 14
- Chapitre 14 -



Alicia se tourne alors enfin vers moi totalement surprise. Comme si je ne l'avais pas remarqué. Je sais que parfois je peux paraître con mais ça ne veut pas dire que je le suis.

Alicia :
« Comment... Comment l'as-tu su ?

Bill : A votre façon de le regarder. Votre regard est doux et protecteur. Et pour un vampire, avouons que c'est plutôt étrange. »

Elle ne répond rien. Normalement, elle aurait dû avoir un regard totalement indifférent. Mais là, il était rempli de tristesse. Mais je sais que je n'ai pas besoin de lui poser de questions. Elle va me parler d'elle-même. Il me suffit d'attendre quelques minutes.

Alicia :
« Je suis tombée enceinte il y a donc 22 ans. Mon mari est mort il y a quelques années de cela, tué par un autre vampire. Je suis restée cachée tout au long de ma grossesse. Il faut savoir qu'à ce moment-là j'étais une simple mortelle, ce qui m'a donc permis de tomber enceinte d'un vampire. Je n'ai rejoins la Guilde que quelques années plus tard. »

Je ne dis rien. J'avoue qu'on en apprend pas mal là. Alicia soupire légèrement avant de reprendre.

Alicia : « En fait, le jour de mon accouchement, j'ai été mordue par un vampire qui m'a également fait boire son sang. J'étais donc en train de me transformer tout en accouchant. Mon bébé a donc reçu le sang de vampire. Il est né et je l'ai abandonné. Je ne pouvais pas être un vampire qui élevait un enfant humain.

Bill : Alors vous avez préféré abandonner votre propre enfant ?

Alicia : Il est interdit pour un vampire d'avoir un enfant. Ou alors nous devons le transformer n notre espèce.

Bill : Mais il est votre fils !

Alicia : Je le sais. Mais je le surveillais.

Bill : Ça je n'en suis pas si sûr.

Alicia : J'ai vu votre première rencontre. Et par la suite je me suis dit que tu me remplaçais bien. Il a confiance en toi. »

Je grimace légèrement en l'entendant. J'oublie facilement qu'Alicia est une vampire qui ressent les sentiments. L'empathie, je déteste ça. Je fronce les sourcils en la voyant me fixer. Je n'aime vraiment pas ça.

Alicia :
« Et toi tu l'aimes bien.

Bill : J'ai pitié de lui oui.

Alicia : Non, tu l'apprécies vraiment. Tu as une sacrée réputation Bill. Tu as beau être plus âgé que moi et avoir refusé d'entrer dans la Guilde, tout le monde sait que tu es quelqu'un de solitaire. Or tu restes avec Tom depuis le début.

Bill : Ouais ben on n'est pas là pour parler de moi mais du fait que votre fils se trouve dans la pièce d'à côté.

... : Et j'aimerai aussi savoir pourquoi ma propre mère n'a même pas voulu reprendre contact avec moi. »

Je sursaute légèrement pour voir Tom se poser à mes côtés. Je ne l'avais même pas entendu venir. Alicia le regarde ému mais également honteuse. Tom quand à lui reste totalement stoïque.

Alicia :
« Je... Tom...

Tom : Oui, maman ? »

Alicia ouvre grands les yeux. En même temps il y a de quoi. Tom a utilisé le nom de 'maman' avec une certaine ironie. Je pensais que ça lui ferait plus de choses de retrouver sa mère. Mais... Non... En fait, il en est totalement retourné mais il ne veut pas le montrer. Il lui en veut. Il lui en veut de l'avoir abandonné et de ne pas avoir cherché à le recontacter.

Tom :
« J'avoue que mon enfance a été géniale, dans un orphelinat puis trimballé de foyers en foyers. Alors que depuis tout ce temps j'aurai pu grandir avec ma mère même si celle-ci ne vieillit plus. »

De la tristesse. Ses yeux brillent. Mais il se retient de pleurer. Alicia se rapproche de Tom. Elle lève une main et la pose sur la joue de son fils. Celui-ci en ferme les yeux.$

Alicia :
« Ils t'auraient tué Tom. Ils ne m'auraient jamais permis de te garder.

Tom : J'aurai préféré mourir en étant ç tes côtés plutôt que de vivre ce que j'ai vécu dernièrement.

Alicia : Oh Tom... J'ai appris tout ça et j'en suis vraiment désolée.

Tom : Si j'avais un minimum d'importance à tes yeux, tu aurais dû être présente pour les sauver. »

Il repousse la main d'Alicia et part en direction du hall. Je la vois soupirer légèrement.

Bill :
« Il faut bien qu'il trouve un fautif à son malheur.

Alicia : Merci d'être toujours aussi direct Bill.

Bill : C'est un plaisir à chaque fois. »

Je souris légèrement mais de manière très hypocrite.

Bill :
« Bon c'est pas tout ça mais je crois que nous allons y aller.

Alicia : Bill ?

Bill : Oui ?

Alicia : Protèges-le s'il-te-plait.

Bill : Ne vous inquiétez pas. C'est déjà dans mes projets. »

Elle ne répond rien et je finis part partir pour rejoindre Tom qui m'attend dans le hall.

Tom :
« On se casse. J'en peux déjà plus de rester dans cet endroit.

Bill : Oh toi ils t'ont dit quelque-chose qui ne t'a pas plu.

Tom : Peu importe. On y va. »

Ouais, là je me surprends à trouver le Tom autoritaire très excitant. J'aimerai bien savoir ce qu'ils lui ont dit pour le foutre en rogne. Mais ce n'est même pas la peine que j'essaye de lire dans son esprit. Il est trop énervé et trop borné. Nous quittons dons ce lieu que je déteste réellement et nous voici de nouveau dans les rues de New-York. A peine sortis, Tom s'allume une cigarette.

Bill :
« C'était si horrible que ça ?

Tom : T'as même pas idée. je te rappelle que je viens de voir ma mère.

Bill : ouais elle est quand même bien conservée.

Tom : Bill...

Bill : Je vois. Tu ne l'aimes pas mais on doit quand même éviter ce genre de remarque sur elle c'est ça ?

Tom : Tout à fait. »

[gJe ne peux m'empêcher de sourire. Nous continuons donc de traverser les rues de la ville. Au bout de quelques minutes, je me bloque. Tom s'arrête et se retourne vers moi.

Tom : « Qu'est-ce qu'il y a ?

Bill : Cache-toi Tom.

Tom : Quoi ?

Bill : Cache-toi ! »

Je le pousse dans un coin sombre de la ruelle mais son odeur le trahira. Je respire un grand coup et je finis par me retrouver face à Marius. Il sourit et a cet air toujours aussi arrogant.

Marius :
« Pourquoi le cache-tu ?

Bill : Je ne vois pas de qui tu parles.

Marius : Bill, quand même. Je e rappelle que je t'ai fait.

Marius : Laisse-le tranquille Marius.

Tom : Marius ?! »

Et voilà pourquoi je trouve les humains stupides. Leurs impulsivité m'exaspère. Tom se montre alors.

Marius :
« Oh voilà le petit protégé.

Tom : Ta gueule ! Tu as tué Anna et notre enfant !

Marius : Il faut bien ça pour survivre. Notre espèce doit survivre.

Tom : Je n'ai jamais dis que je voulais 'aider' les vampires à redevenir humain. »

Les mains de Tom se mettent à trembler à nouveau. Mélange de peur et de haine, de colère. Il veut le tuer, ça se sent. Sauf qu'un geste de Marius et Tom n'existe plus. Il ne fat pas que Marius bouge.

Marius :
« Qu'est-ce que tu fais avec lui Bill ? Rejoins-moi.

Bill : Pour quoi faire ? Je n'ai jamais aimé tes idées et toi c'est pareil.

Marius : Vu ce que tu m'as fait je m'en doute.

Bill : Alors laisse-nous passer.

Marius : Non. »

Je commence à être nerveux et je ne suis pas le seul. Je jette un coup d'½il à Tom et je le vois saisir discrètement quelque-chose dans sa poche. Putain ne fais pas le con Tom. Marius n'a pas l'air d'y faire attention pour le moment. Je vais pour parler mais c'est trop tard, Tom agit déjà. Il s'est jeté sur Marius, un couteau à la main. Mais comme je l'ai prédis, il ne faut que quelques secondes à Marius pour le désarmer et lui piquer son arme. Je n'ai pas le choix, il faut que je fasse quelque-chose. Je décide de m'interposer entre eux deux à temps, face à Tom. Je hurle de douleur en sentant la lame du couteau s'enfoncer dans mon dos, alors que ça aurait dû être le c½ur de Tom. Normalement, ça n'aurait pas dû me faire de mal ou presque. Je me laisse tomber dans les bras de Tom.

Marius :
« Oh tu as mal Bill ? Tu aurais dû me laisser le tuer. Ton petit protégé a été malin. Il a trempé la lame de son couteau dans de l'eau bénite.

Tom : Bill... Je... Pardon, je n'aurai pas dû...

Bill : Retire-le moi. »

Ma phrase est juste un murmure alors que mon visage est niché dans son cou. Je sens alors son bras se lever et il retire le couteau en un geste rapide et je m'empêche d'hurler en me mordant les lèvres. Je me raccroche à Tom comme je peux. Putain ça va mettre quelques heures à cicatriser cette connerie. J'entends Marius rire dans mon dos.

Marius :
« Comme c'es touchant. Tu es prêt à mourir pour lui.

Will : Arrêtes ça Marius. Laisse-les partir.

Marius : Oh, j'ai le droit à la Guilde toute entière. Je crois que nous nous retrouverons plus tard. »

Je l'entends alors partir mais je n'arrive toujours pas à rester debout seul. Tom me retient toujours dans ses bras. J'entends juste Will parler.

Will :
« Ramènes Bill chez lui. Michael et Alicia vous suivront à distance pour que vous n'ayez aucun problème durant le trajet. »

Tom ne répond rien et passe un de mes bras autour de son cou m'arrachant un gémissement de douleur. Son autre bras passe autour de ma taille pour me coller à lui. Nous nous mettons alors à marcher en direction de mon appartement. Je ne fais que gémir de douleur. Ça faisait longtemps que je n'avais pas ressenti ça. Il ne nous faut que quelques minutes pour rejoindre mon appart, et ça m'a semblé des heures. Tom m'aide à aller jusqu'à ma chambre où je me laisse tomber sur mon lit, sur le ventre. J'entends Tom partir puis revenir en vitesse. Il s'assoit à mes côtés sur le lit et grâce au grand miroir dans ma chambre je vois qu'il a ramené tout ce qu'il faut pour me soigner. Et pour une fois je me laisse faire. Il relève mon tee-shirt assez haut, jusqu'à mes épaules. Je le vois grimacer. Je l'observe à travers son reflet dans le miroir. Il prend alors une serviette humide et se met à essuyer ma peau délicatement.

Tom :
« Je suis vraiment désolé Bill.

Bill : Oublie ça. Dès demain il n'y aura plus rien.

Tom : En le voyant je n'ai pas pu m'en empêcher.

Bill : J'aurai fait la même chose. Et pas mal le coup de l'eau bénite sur la lame du couteau. »

Je le vois légèrement sourire alors qu'il continue à prendre soin de moi. Je ne peux que reconnaître que j'adore ça. Je ferme un instant les yeux en sentant ses mains sur mon corps. J'en banderai presque vu à quel point je suis en manque de sexe. Mais je suis tellement faible que je ne pourrai pas faire grand-chose. Il faut que je reprenne des forces.

Tom :
« Mords-moi Bill. »


[ Oui je sais il s'est passé un p'tit peu de choses là. xD On en sait plus sur Alicia et l'histoire des parents de Tom. Et oui je sais je suis horrible de couper à ce moment-là mais quand il faut il faut xD Bisoux ♥ ]


---------------------------------------------------------------


Tout nouveau lemon en daaaaate =) J'espère que vous aimerez en tout cas ^^

# Posté le dimanche 22 mars 2009 06:00

Modifié le dimanche 29 mars 2009 04:48

Chapitre 15

Chapitre 15
- Chapitre 15 -



Je reste un instant sans bouger, essayant d'assimiler ce qu'il vient de me dire. Je regarde son reflet dans le miroir. Il a le visage baissé. Il est gêné tout en continuant de nettoyer ma blessure.

Bill :
« Tom, tu sais ce que tu m'offres là ?

Tom : Oui.

Bill : Tu sais donc que c'est dangereux, que je pourrait ne pas m'arrêter à temps.

Tom : Je te fais confiance Bill. »

Là j'en reste quand même sur le cul. Il me fait confiance au point de me laisser boire son sang. En même temps, je viens de lui sauver la vie. Il se sent redevable.

Bill :
« Ne te sens pas obligé.

Tom : C'est la seule chose que je peux t'offrir en tant que reconnaissance. »

Tu pourrais m'offrir autre chose Tom. Seulement ça tu ne l'accepteras jamais. Je le laisse terminer. Il pose un simple pansement sur ma plaie et va tout ramener dans la salle de bain. Le temps qu'il revienne, je réussis à m'asseoir tant bien que mal sur mon lit. Tom réapparait enfin et vient s'asseoir à mes côtés.

Tom :
« Tu t'es décidé ?

Bill : Tom, je n'ai pas uniquement besoin de sang.

Tom : Tu as besoin de quoi encore ? »

C'est tout de même bizarre qu'il ne voit pas où je veux en venir. Je respire un grand coup et je finis par le faire s'allonger sur le lit. Je m'allonge sur lui tout en le fixant.

Tom :
« Bill... Mords-moi, c'est tout.

Bill : J'ai besoin de sexe Tom. Les deux se combinent. Tu as dû le sentir la première fois que je t'ai mordu. Cette proximité... Mon corps contre le tiens...

Tom : Dans ce cas ne...

Bill : (le coupant) Je n'irai pas trop loin, ne t'inquiètes pas. »

Il est toujours crispé mais je commence à onduler contre son corps. Il est totalement perdu. Mes lèvres vont se poser sur les siennes. Tom est tout d'abord réticent au baiser mais lorsque ma langue va jouer avec son piercing, il s'y prête enfin. Alors que le baiser s'intensifie, je donne un mouvement de bassin assez appuyé le faisant gémir et il pose enfin ses mains sur moi. Les miennes glissent doucement entre nos deux corps et viennent ouvrir son baggy et mon jean. On abaisse nos pantalons jusqu'à nos cuisses. Je sens son érection à travers son boxer. Il cache bien son jeu ou alors je suis bien plus excitant que je ne le pense. Mes mains se font plus coquines et commencent à descendre son sous-vêtement. Tom en stoppe le baiser.

Tom :
« N-Non... Pas le boxer.

Bill : J'ai envie de te sentir contre moi Tom. »

Il ne fait que gémir une fois de plus alors que j'abaisse la dernière barrière entre nous. On se retrouve donc en tee-shirt, boxer et pantalon aux genoux. Et c'est foutrement excitant. Je continue mes mouvements contre lui, nos fiertés se touchant au moindre va-et-vient. J'adore. Tom se cambre un peu plus à chaque fois et ses ongles se plantent dans mon dos. Je suis appuyé sur mes avant-bras et mes coups de bassin sont de plus en plus sensuels. Tom commence à avoir de la sueur qui coule sur ses tempes. Il est tellement désirable dans un moment pareil. J'aimerai plus, aller plus loin. Mais je sais que c'est tout ce dont j'aurai le droit. Et je veux en profiter. Je reste fixer son visage déformé par le plaisir, ses yeux à moitié fermés, se révulsant à chacun de mes coups de bassin. L'une de mes mains vient caresser sa joue et il plante ses yeux dans les miens. Son souffle est haletant.

Bill :
« J'adore quand tu te laisse faire.

Tom : Mmh... P-profites-en bien. »

Pour toute réponse, j'emprisonne ses dans un baiser qui se veut fiévreux. Il gémit dans celui-ci alors que j'accélère mes mouvements. Il est humide. Il ne va pas tarder à atteindre l'orgasme, et moi aussi. Il casse le baiser et se cambre, me laissant une vue parfaite sur son cou. Je laisse mes lèvres partir à la découverte de sa peau. Son goût, ma langue s'en délecte d'avance. Ma bouche descend lentement vers cette marque que je lui ai laissée. Et sans qu'il ne s'y attendre, je plante mes crocs dans sa chair. Je laisse son sang envahir ma gorge alors qu'il s'accroche à moi. Excuse-moi Tom mais ton sang est tellement délicieux. Je sens mes forces revenir peu à peu et ma blessure de tout à l'heure se referme déjà. Mes coups de hanches se font plus brutaux à mesure que je bois son sang. Il ne nous faut pas beaucoup de temps avant d'atteindre l'orgasme en même temps alors que Tom crie son plaisir. Sauf que moi je n'en ai pas encore finis. Je continue de boire son sang comme un assoiffé alors que son corps se laisse totalement faire.

Tom :
« Bill... »

Sa voix n'est qu'un murmure, un souffle, m'incitant et réussissant à m'arrêter. Je retire mes crocs de son cou et je lèche mes lèvres, récupérant les dernières gouttes de sang. J'observe Tom. Ses yeux sont fermés et sa respiration est rapide. Je descends doucement pour venir lécher le peu de peau souillée de notre semence. Il en gémit légèrement. J'adore entendre ce son.

Tom :
« Bill, je n'en peux plus... »

Tu m'étonnes. Vu l'orgasme qu'il vient de se payer et le sang qu'il vient de m'offrir. Je remonte jusqu'à son visage pour embrasser et lécher une dernière fois ses lèvres tout en remontant son boxer. Il se laisse totalement faire, beaucoup trop faible et épuisé. Je lui retire son baggy, ses chaussures et son tee-shirt souillé que je balance par terre après avoir nettoyé son ventre. Je le recouvre de la couette et il s'endort instantanément. Je retire mes vêtements pour me retrouver en boxer, je me nettoie rapidement et je me dirige vers mon salon. Je m'allume une cigarette et vais m'asseoir sur mon canapé pour la fumer tranquillement.

Bill :
« Vous allez rester longtemps à l'entrée de chez moi ou vous décider à rentrer ? »

Les pas se rapprochent doucement de moi. Je détache mon regard de la vue de New-York pour que mes yeux se posent sur Alicia.

Bill :
« Alors ça y est ? Maintenant que votre fils vous a parlé et sait qui vous êtes, vous n'allez pas arrêter de le suivre ?

Alicia : Je me suis inquiétée.

Bill : Lui allait très bien, c'était moi le blessé.

Alicia : Je sais. Mais je vous ai suivi au cas où Marius le ferait.

Bill : Il ne risquait pas. Il a vu que la Guilde est contre lui. Il va se faire discret pendant quelques jours »

Elle ne dit rien de plus et reste debout face à moi. Je continue de fumer l'air de rien.

Bill :
« Vous pouvez vous asseoir.

Alicia : Je ne vais pas rester.

Bill : Vous voulez quoi alors ?

Alicia : Tu t'es bien occupé de Tom tout à l'heure en le mordant. »

Un léger sourire se dessine sur mes lèvres. Ça s'est entendu tant que ça ? En même temps, c'était vraiment trop bon.

Bill :
« Il faut que j'ai l'approbation de maman pour coucher avec le fiston ?

Alicia : Non. Vous faites ce que vous voulez. Ce que je n'admettrai pas, c'est que tu joues avec lui. Il a suffisamment souffert pour que tu le brises à nouveau le c½ur.

Bill : Nous ne sommes vraiment pas au stade de l'amour Alicia.

Alicia : Il serait temps que tu admettes que tu tiens à lui. »

Là par contre je fronce légèrement les sourcils. Je n'aime pas vraiment la tournure de la conversation. J'essaye de garder mon air sûr de moi.

Bill :
« Arrêtez de dire n'importe quoi. Et Tom n'aimera jamais quelqu'un de notre espèce.

Alicia : Qu'est-ce que tu en sais ? Il te fait confiance, il t'a laissé le mordre, il t'a laissé le toucher.

Bill : Et alors ? Sa copine est morte depuis peu. Il ne l'oublie pas ainsi que son enfant.

Alicia : Il ne les oubliera jamais. Mais il apprécie beaucoup le fait que tu le fasses passer à autre chose.

Bill : Je ne fais que l'aider à survivre.

Alicia : Oui mais tu le rassures aussi. Tu es toujours présent. Tu l'es depuis le début de cette histoire. »

On reste se fixer un instant sans rien dire. Je ne fais que terminer ma cigarette. Je lève les yeux au ciel en soupirant.

Bill :
« Oui c'est vrai, je commence à m'attacher à Tom. Mais très légèrement. S'il meure, ça ne m'atteindra pas.

Alicia : « Plus que tu ne le penses. Après tout, tout à l'heure, tu t'es interposé.

Bill : Je savais que je ne pourrai pas en mourir. »

Alicia en secoue légèrement la tête d'exaspération.

Alicia :
« Je vois, tu as toujours été têtu. Je vais te laisser. Le jour ne va pas tarder à se lever. Prends bien soin de lui Bill. »

Je ne fais qu'acquiescer d'un signe de tête et Alicia s'en va. Je soupire d'agacement. Je déteste quand on me parle de ça. Les sentiments c'est tellement méprisable. Je déteste ressentir quelque-chose. Surtout quelque-chose pour quelqu'un. Cela ne fait que nous rendre plus faibles. Alicia ne sait pas de quoi elle parle. Elle ne sait rien. Je finis par me lever et je retourne dans ma chambre. Tom tremble légèrement pendant son sommeil. Je me rapproche de lui et je vois du sang couler de ma morsure. Merde, ça s'est rouvert. Je vais prendre ce qu'il faut dans la salle de bain et je reviens le soigner. Malgré l'odeur du sang, j'arrive à rester calme. Tom gémit de douleur et finit par ouvrir les yeux. Je souris légèrement.

Bill :
« Rendors-toi, tu as eu assez d'émotions pour aujourd'hui.

Tom : Tu... Tu m'as encore mordu c'est ça ?

Bill : Non. Je ne fais que te soigner.

Tom : Oh, j'ai le droit au Bill infirmière ? »

Je ris légèrement. Même dans un état pareil, il faut qu'il sorte des conneries.

Tom :
« Merci.

Bill : Un prêté pour un rendu Tom. Tu l'as bien fait tout à l'heure. »

Il ne répond rien et se laisse faire. Il a même l'air d'apprécier. Je termine le pansement et je ramène tout avant de venir me faufiler dans mon lit. Tom reste dos à moi.

Tom :
« Tu parlais à qui tout à l'heure ? »

Alors il ne dormait vraiment pas à cause de la douleur.

Bill :
« Ta mère. »

Le lit bouge légèrement et en tournant la tête, je peux apercevoir Tom face à moi.

Tom :
« Elle n'est pas ma mère.

Bill : Ta mère biologique si. Après, je ne peux pas t'empêcher de la détester pour t'avoir abandonné.

Tom : je la déteste surtout pour ce qu'elle est.

Bill : Alors tu me détestes aussi.

Tom : Non. Sinon je ne t'aurai pas laissé me... Enfin tu vois.

Bill : T'as pas à être gêné. C'était bon et nous avons apprécié tous les deux. Tom, j'aimerai aller plus loin la prochaine fois. J'ai besoin de plus.

Tom : On en n'est pas encore là Bill ? Nous ne vivons pas une relation. Nous ne ressentons rien l'un pour l'autre. Ce que je t'ai laissé me faire tout à l'heure, c'était la seule et dernière fois. »

Je soupire légèrement mais bon, il a raison. Il n'y a aucun sentiment entre nous. Je me rapproche tout de même de lui pour dormir. Je veux sentir sa chaleur contre ma peau, de plus, il tremble et doit avoir de la fièvre.

Tom :
« Bill... Tout à l'heure, la Guilde m'a proposé de me transformer en vampire... »


[ Oui je sais de plus en plus de révélations et ça vous a plus alors le début? xD Vous l'attendiez la morsure pas vrai? xD J'suis gentille quand même u.u ]

---------------------------------------------------------------


# Posté le vendredi 03 avril 2009 12:53

Modifié le lundi 06 avril 2009 09:58

Chapitre 16

Chapitre 16
- Chapitre 16 -



Je reste totalement abasourdi par ce qu'il vient de me dire. Je reste le fixer, essayant de deviner la blague en question mais rien. Il es bel et bien sérieux. Je cligne plusieurs fois des yeux avant de me reprendre.

Bill :
« Quoi ? Non mais pourquoi ils t'ont dit ça ?

Tom : Je n'en sais rien. Enfin si, ils pensent que si je deviens un vampire, les qualités de mon sang seront toujours là. Et de cette manière, je pourrai au moins me défendre contre Marius. »

Je m'écarte légèrement de Tom. Je trouve ça vraiment aberrent. Quand quelque-chose me revient en mémoire.

Bill :
« Tout à l'heure, quand tu m'as demandé de te mordre, tu voulais que je t'offre mon sang ?

Tom :Non. Là c'était juste que je me sentais fautif et que je voulais me racheter auprès de toi.

Bill : Mais, tu veux...

Tom : (me coupant) Non, je ne veux pas devenir un vampire. »

Je ne sais pas pourquoi mais j'en suis rassuré. Je n'ai jamais transformé quelqu'un en vampire. De plus, je voyais mal Tom se transformer en ce qu'il déteste le plus. Je le vois qui tremble toujours. Sa fièvre... Je me rapprocher de lui et colle mon corps au sien. Il entoure ma taille de ses bras. Sa respiration prend un rythme régulier.

Bill :
« Tom ?

Tom : Mmh ?

Bill : Tu as peur de moi ?

Tom : Oui.

Bill : Alors pourquoi tu me fais confiance ? »

J'avoue que je me pose la question depuis un petit moment. Il me fait confiance, il me laisse dormir avec lui, il me laisse le mordre. Il me laisse faire énormément de choses alors que je fais partie de l'espèce qu'il hait le plus.

Tom :
« Tu m'as sauvé la vie. Et plus d'une fois. Si t'en avais rien à foutre de moi, tu m'aurais laissé crever depuis longtemps »

J'avoue que cela peut être une bonne raison. Mais je sens qu'il n'y a pas que ça. Je ne peux m'empêcher d'aller lire dans son esprit alors qu'il commence à s'endormir. Non... Pas ça...

Bill :
« Ne commences pas à m'aimer Tom. Ce sera ta perte. »

Je soupire légèrement et je finis par nicher mon visage de son cou. Je respire son parfum que je commence à vraiment apprécier. Je suis en train de m'attacher. Non, pire. Je me suis attaché. Je pensais pouvoir repousser ce sentiment d'attachement mais je me suis bien planté. Mais pourquoi lui. Qu'est-ce que tu m'as fait Tom pour que je change un minimum ? Je n'aime pas ça. Je suis perdu et je ne me reconnais plu. Je soupire légèrement et je dépose un baiser dans son cou avant de m'endormir en essayant de ne plus me poser trop de questions.

Le lendemain soir, je me réveille en sentant de lentes et douces caresses dans mon dos. Je gémis légèrement avant d'ouvrir les yeux. Mon regard croise celui de Tom qui sourit légèrement.

Tom :
« Salut...

Bill : Mmh ouais... Salut... »

Il me faut toujours cinq bonnes minutes avant de complètement me réveiller. Et pendant ces cinq minutes, je ne fais que me coller un peu plus à son corps chaud. L'une de ses mains se relève et vient retirer le pansement dans mon dos. Il laisse ses doigts caresser la cicatrice qui ne sera bientôt plus là.

Tom :
« Tu te remets vite.

Bill : C'est grâce à ton sang. »

Il ne répond rien alors que mon nez caresse son cou. Je fais la même chose avec son pansement. Ça va, les marques que je lui ai laissées sont jolies et fines. Il finit par s'écarter pour se lever.

Tom :
« Je vais prendre une douche. »

Je ne réponds rien et le regarde partir vers la salle de bain. J'attends un léger instant et j'entends l'eau couler. Je me lève et je rentre dans la salle de bain. Je reste fixer le corps de Tom qui est dos à moi. Il me donne trop envie putain. Je me rapproche de la porte vitrée de la douche.

Bill :
« Tu l'apprécies ta douche ?

Tom : Bill ! »

Ah, visiblement, monsieur n'apprécie pas vraiment que je sois dans la salle de bain. Il essaye de se cacher comme il peut. Je lève les yeux au ciel.

Bill :
« On n'a plus vraiment grand-chose à se cacher.

Tom : Laisse-moi prendre ma douche s'il-te-plait.

Bill : Je vais juste la rendre plus agréable. »

Je retire en vitesse mon boxer et je ne lui laisse pas le temps de protester que je suis déjà rentré. Il est contre le mur. Monsieur est pudique. Après ce qu'on a fait la nuit dernière. Je ne dis rien et je vais me placer sous le jet d'eau pour me mouiller. Je sens son regard se poser sur mon corps nu. Ses pensées risques de ne plus être très catholiques d'ici peu de temps.

Tom :
« Tu les as depuis longtemps tes tatouages ?

Bill : Tom, nous sommes nus dans ma douche et la seule chose que tu veux c'est parler tatouages ? »

J'ouvre les yeux et plante mon regard dans le sien. Ses yeux montrent clairement qu'il a envie de moi. Je laisse l'eau glisser sur mon corps tout en restant le fixer en me mordant la lèvre inférieure.

Tom :
« Tu n'aurais pas dû venir Bill.

Bill : Oh et pourquoi ? Tu peux toujours partir tu sais. Tu n'es pas obligé de rester me mater. »

Mon corps, il n'y résistera pas. Son souffle s'est accéléré. Toute pudeur vient de disparaître. Sans que je m'y attende vraiment, Tom me plaque contre la paroi et m'embrasse avidement. Putain qu'est-ce que j'aime ce Tom-là. Limite violent quand il colle son corps au mie alors que l'eau chaude coule le long de notre peau. Il stoppe le baiser après avoir léché mes lèvres.

Tom :
« Bill, tu me rends dingue. Ton corps m'appelle constamment.

Bill : Profites-en bien alors. »

Tout en parlant, j'ai rapproché mon visage pour que nos lèvres se frôlent. J'ai envie de lui. Et c'est réciproque. J'aimerai tellement baiser dans cette douche. Mais je sais très bien qu'il ne voudra jamais. Il n'est pas prêt, je le sens.

Tom :
« Bill j'ai envie de toi. Mais...

Bill : (le coupant) Je sais. On n'ira pas aussi loin. Mais arrêtes de parler et embrasse-moi. »

Je reste le fixer tout en sortant ma langue de ma bouche qu'il s'empresse de venir sucer. Quand il s'y met, il est vraiment doué. J'ai hâte que l'on passe au stade supérieur. Enfin, si on arrive jusque-là. Toujours est-il que je peux faire avancer les choses. Il faut qu'il ressente de nouvelles choses. En tout cas, je ressens déjà son érection contre ma hanche. Il est aussi excité que moi. Je retourne la situation, le plaquant contre la paroi. Il en gémit de surprise. Mes lèvres descendent dans son cou, puis sur son torse et enfin sur son ventre alors que je m'agenouille.

Tom :
« Bill je... Non, tu n'es pas obligé...

Bill : J'en crève d'envie Tom. »

Il ne se détend pas pour autant alors que mes mains se posent sur ses hanches. Ma langue trace un sillon sur son aine jusque son bas-ventre. Je lèche alors son gland et il se cambre légèrement. Ouais, ça doit vraiment faire un moment qu'il n'a pas vécu ce genre de choses. L'une de mes mains vient s'enrouler à la base de son sexe, y exerçant un lent va-et-vient. Les gémissements commencent à passer la barrière de ses lèvres. Ma langue continue de taquiner son gland alors que je fais glisser mon piercing sur la fente. Un cri. J'adore le foutre dans cet état. Mes lèvres se referment sur son sexe et je commence à le sucer de façon plus que divine. Ma main descend entre ses cuisses et vient caresser ses bourses.

Tom :
« Han putain Bill ! C'est s-si bon ! Ar-rêtes... »

Arrêter ? J'aime trop ça. Je continue de le sucer alors que ses hanches suivent mes mouvements.

Tom :
« Arrêtes Bill... Je... Je veux t-te sentir c-contre moi... »

C'est donc ça ? Je suce une dernière fois son sexe plus que délicieux et je finis par me relever. Il pose immédiatement ses mains sur mes hanches pour me coller à lui. j'en soupire de plaisir. Mes lèvres retournent à la rencontre des siennes et je glisse une main entre nos deux corps. Je l'enroule autour de nos sexes et je me mets à nous branler en même temps. Tom gémit dans le baiser. J'exerce un va-et-vient avec ma main sur nos sexes qui se frottent l'un à l'autre. C'est vraiment trop bon putain. Cela fait longtemps que je n'ai pas couché avec un mec mais j'avoue que Tom me fait tout le temps envie. Nos hanches partent en avant à chaque fois, nous rapprochant un maximum. J'ai du mal à respirer calmement et lui aussi. Je stoppe le baiser et je viens juste mordiller sa lèvre inférieure. Ses yeux complètement noircis se plantent dans les miens et finissent par se révulser alors qu'il atteint l'orgasme. Je le rejoins quelques secondes plus tard et je me laisse aller contre lui pendant que l'eau nettoie le fruit de notre jouissance. Je ne bouge plus et Tom se met à caresser mon dos. C'était tellement bon que je le laisse faire. Je finis par me remettre. Je dépose un baiser sur ses lèvres et je sors pour aller m'habiller. Des réveils comme ça, j'en voudrai plus souvent.
Je suis dans mon salon en train de fumer, attendant Tom. Il finit par se montrer. Le noir lui va quand même bien.

Tom :
« Dis-moi, j'trouve quoi à manger chez toi ? Parce-que j'ai finis tout ce que j'avais emmené avec moi.

Bill : Ben j'ai un peu rien. Si tu veux, on peut aller acheter plusieurs trucs. »

Je ne me serai jamais cru capable d'aller faire des courses avec un humain. Je ne sais même pas ce qui se fait comme nourriture. J'en reviens pas de tout ce qu'ils font. Ça ne m'étonne pas que les humains d'aujourd'hui ne sont plus aussi sains de corps qu'avant. Je suis en train de regarder plusieurs trucs quand Tom me rejoint.

Tom :
« Voilà, j'ai tout ce qu'il me faut pour une semaine.

Bill : C'es tout ? T'es pas un gros mangeur toi.

Tom : En même temps, je vais être le seul à manger et je ne mange plus grand-chose depuis que.. Enfin depuis que je suis seul quoi.

Bill : Ouais. Ben prends deux-trois autres trucs pour pas crever de faim.

Tom : Tu t'inquiètes pour moi Bill ? »

Je reste le fixer alors qu'un léger sourire se dessine sur ses lèvres. Je vois, monsieur est fier. Je n'arrive pas à m'empêcher de lui sourire en retour. Nous partons donc en caisse pour payer et je peux voir Alléra à l'entrée du magasin.

Tom :
« Ils vont nous suivre partout et tout le temps ?

Bill : Ils font office de garde du corps.

Tom : Ben je trouve ça chiant. J'ai déjà un vampire sur moi, donc ça suffit.

Bill : Avoue que t'as aimé m'avoir sur toi tout à l'heure. »

Cette fois-ci, c'est à mon tour de sourire et Tom est gêné. J'adore le mettre dans des états pareils.

Tom :
« Arrêtes avec ça Bill.

Bill : Oh que non C'était tellement bon que je ne risque pas d'arrêter. Bon, je t'attends devant. »

Ça s'était juste pour l'empêcher de me répondre. Je rejoins donc Alléra.

Alléra :
« 'en n'as pas marre de jouer le petit chien d'un humain ?

Bill : Et toi, t'en n'as pas marre d'être le petit chien de Will ? Et en plus, c'est toi qui dois nous suivre partout. »

Qu'est-ce que j'adore la remballer celle-ci. Pourtant, je devrai lui montrer mon respect mais avec elle je n'y arrive pas. Alors que j'allais répondre, je la vois fermer les yeux un instant avant de les rouvrir brusquement. Tom revient juste à ce moment-là.

Tom :
« Bill...

Bill : Chut ! Qu'es-ce que tu as vu Alléra ?

Alléra : Abby... Mais elle n'était pas seule. Il y avait Marius aussi.

Bill : Merde ! »

Non, non, non ! Pas Abby putain ! Les autres j'en n'ai rien à foutre mais pas elle ! J'attrape Tom par le bras et je nous fais courir jusqu'à l'hôpital qui n'est pas loin. Alléra nous suit. Je me précipité vers les laboratoires et je suis abasourdi devant la scène.

Bill :
« Non... »


[ Pas grand chose dans ce chapitre je sais à part le début peut-être mais j'aime bien faire quelques petits moments tranquilles ^^ Même si avec la fin là et le prochain chapitre, ça reprend niveau évènements. Bref j'attends vos avis *___* ]



---------------------------------------------------------------


# Posté le vendredi 10 avril 2009 05:01

Modifié le dimanche 19 avril 2009 08:54

Chapitre 17

Chapitre 17
- Chapitre 17 -



Je suis totalement abasourdi. Le labo est complètement saccagé. Je la cherche du regard. Elle est où bon sang ?! J'entends alors un gémissement plus loin dans la pièce et je la découvre enfin. Abby...

Bill :
« Putain ! Non ! »

Je laisse Tom et Alléra en plan pour me précipiter vers elle. Je m'agenouille à ses côtés. Tout ce sang autour d'elle m'enivre totalement. Heureusement que Tom m'a offert le rien hier soir. J'ose à peine le prendre dans mes bras. Elle respire encore. Je passe ma main dans sa nuque pour lui relever la tête et la poser sur mes cuisses. Elle ouvre difficilement les yeux.

Abby :
« Hey... Mon vampire... Préféré.

Bill : Hey mon humaine préféré.

Abby : Je...

Bill : Chut, ne parle pas. »

Je regarde alors les dégâts. Elle a des morsures un peu partout sur le corps. Ils se sont acharnés sur elle. Putain elle doit souffrir.
L'une de mes mains vient caresser son front puis sa joue. Pas elle, je ne veux pas.

Abby :
« Je suis désolée...

Bill : Ce n'est pas de ta faute. Il nous cherche tout le temps. C'est de ma faute à moi. J'aurai dû savoir qu'il le trouverait. Putain, j'suis désolé Abby. »

Je n'ai plus ressenti autant de culpabilité depuis longtemps. J'aurai dû savoir qu'il chercherait Abby. Takkara... Je suis sûr que c'est elle. Marius n'est pas sensé connaître l'existence d'Abby. Elle va m'entendre. Abby gémit de douleur dans mes bras.

Abby :
« M-Marius cherchait le...

Bill : Le sang de Tom je suppose.

Abby : O-oui... »

Elle a du mal à respirer et son visage ne laisse apparaître qu'une expression de douleur.

Abby :
« Bill...

Bill : Mmh ? Ne parle pas trop...

Abby : J'ai réussi à... A isoler le gêne et je... Marius ne l'a pas. Je lui ai m-menti. »

Même si sa vie en dépend, elle me restera fidèle. Pourquoi elle ? A croire que Marius veut vraiment toucher où ça fait mal. Abby lui a menti. Mais alors...

Bill :
« Où l'as-tu mis ?

Abby : D-dans ma peluche... Tu sais, celle que t-tu m'avais offerte...

Bill : Oui, je m'en rappelle. »

Un léger sourire triste se dessiner sur mes lèvres à ce souvenir. Je lui avais offert un espèce de chat gothique. Je trouvais que ça lui correspondait parfaitement Ses forces la quittent peut à peu. Je le sens.

Bill :
« Je... Abby, on va t'emmener aux urgences. Ils vont te soigner et...

Alléra : Bill.

Bill : Tu vas t'en sortir tu verras.

Alléra : Bill.

Bill : Non ! Elle va s'en sortir ! »

J'ai dû leur faire peur mais je refuse qu'Abby meure par ma faute. La main d'Abby vient caresser la mienne. Je sais déjà ce qu'elle va me demander mais je refuse de le faire. Je ne peux pas m'y résoudre. Les autres je m'en fous. Mais pas elle.

Abby :
« Je veux que ça soit toi.

Bill : Non Abby. Je ne pourrai pas. »

La mordre. Elle veut murir. Elle ne voudra jamais que je la transforme. Elle m'a tellement dit qu'elle aimait sa mortalité.

Abby :
« S'il-te-plait Bill... Je veux le rejoindre... »

Je lui souris une nouvelle fois tristement. Elle veut rejoindre son petit-ami qui est mort dans un accident de voiture. De toute façon, une transformation semble impossible, elle a perdu trop de sang. Elle a déjà pris sa décision, je peux le lire dans ses yeux. Je prends une grande inspiration alors que mes crocs apparaissent déjà. Je me penche doucement vers elle et j'enfouis mon visage dans son cou.

Bill :
« Pardon...

Abby : Merci... »

Sa voix n'est qu'un souffle. J'embrasse sa peau puis je plante mes crocs dans sa chaire. Je n'ai qu'une envie, arrêter. Mais je lui dois bien ça. Je laisse son sang couler le long de ma gorge. Je n'arrive pas à empêcher quelques larmes de couler sur mes joues. De la tristesse. Je pensais ne plus jamais avoir affaire à ce sentiment. Voilà pourquoi je déteste l'attachement. Son sang se fait rare alors que sa respiration s'arrête doucement. J'avale une dernière fois son sang et je me retire. Elle a perdu connaissance depuis un petit moment. Je caresse son front jusqu'à ce que son c½ur se stoppe enfin. Je ne veux pas croire qu'elle soit morte. Elle était la seule personne qui me reliait au peu d'humanité qu'il me restait. Enfin, maintenant il y a Tom mais c'est totalement différent.

Je sursaute en sentant une main se poser sur mon épaule. Je suis prêt à la repousser quand je remarque que c'est Tom. Je peux voir dans son regard qu'il est désolé. Je finis par relâcher le corps inerte d'Abby après une dernière étreinte et je me relève. Tom et Alléra n'osent pas me dire quoi que ce soit. Je m'avance d'un pas lent pour parcourir le labo. Mes yeux regardent partout à une vitesse folle quand je tombe enfin dessus. Sa peluche, sous son bureau. Je la prends et je fouille à l'intérieur. J'en retire trois fioles ainsi qu'un mot et un CD. Je déplie le papier...


« J'étais sûre que tu trouverais. ^.^ Il y a trois fioles contenant le gêne à injecter à ceux de ton espèce. Sur le CD tu trouveras toutes les explications pour reproduire ces vaccins. J'espère que tu y arriveras mon beau brun.
PS : Prends soin de Tom, je vous ai vu tous les deux, vous êtes parfaits. Garde-le près de toi, tu en auras besoin maintenant que je ne suis plus là. A jamais mon Ange noir. <3 »


Je tremble légèrement tout en gardant son mot dans mes mains. Je sens une présence près de moi. Tom. Il pose une main sur mon avant-bras. Je respire un grand coup une nouvelle fois. A ce moment-là, un seul prénom me vient à l'esprit. Takkara. La rage s'empare de moi. Mes mains tremblent encore plus. Je m'énerve. J'ai envie de tuer. J'ai besoin de tuer. Tom resserre sa main sur mon avant-bras et je plonge mes yeux dans les siens. Il en sursaute. Il a peur, je le sais. J'essaye de me calmer mais je n'y arrive pas. Tom le voit et reprend de l'assurance. J'essaye de regarder ailleurs mais il m'en empêche en posant son autre main sur ma joue, me forçant à le regarder.

Tom :
« Bill...

Bill : Non Tom, je ne veux pas l'entendre.

Tom : Je suis désolé.

Bill : Arrêtes. Je ne veux pas...

Tom : (me coupant) Je suis désolé Bill. »

Je sens sa main caresser ma joue puis il se colle à moi, entourant ma taille de ses bras. Je veux le repousser mais je n'y arrive pas. Je croise le regard d'Alléra. Elle me fixe quelques secondes et finit par quitter la pièce pour nous laisser tranquilles Tom et moi. Je me laisse alors aller et je serre Tom dans mes bras. J'en ai besoin. Je suis faible. Je ne suis qu'une petite chose insignifiante qui ressent des putains de sentiments. Il ne faut plus que je ressente tout ça. Mais Tom... Non, je ne fois pas y penser. Je ne dois pas m'attacher. Le problème est que je sais que c'est déjà trop tard. Je suis habitué à l'avoir près de moi et je ressens le besoin de le protéger. Tu n'aurais jamais dû t'approcher de moi et me faire confiance. Cela te mènera à ta perte, j'en suis sûr.

Bill :
« Redis-le moi.

Tom : Je suis désolé.

Bill : Merci... »

J'enfouis mon visage dans son cou. J'ai besoin de sentir sa chaleur contre mon corps. Il doit avoir peur que je le morde mais je ne ferai rien. Je ne risque pas de faire quoi que ce soit après ce qui est arrivé. J'ai juste besoin de lui et de sa compréhension. Il sait, il comprend ce que j'ai vécu. Sauf que j'ai dû achever mon amie et c'est la pire chose qui existe. Ses bras frictionnent mon dos comme pour me réchauffer. L'une de ses mains va se loger dans ma nuque et il caresse ma peau du bout de ses doigts. J'en frissonne légèrement.

Tom :
« On devrait y aller Bill.

Bill : Non, attends encore un peu. S'il-te-plait... »

Et Tom m'accorde ce moment en continuant de prendre soin de moi. C'est moi le monstre et c'est moi qui me fais consoler. Mais pour une fois, j'en ressens vraiment le besoin. Cela doit faire quelques minutes que nous ne bougeons pas mais j'ai l'impression que ça ne fait que quelques secondes. Je finis par me détacher de Tom en soupirant. Je vais m'agenouiller une dernière fois près d'Abby. Je lui caresse une dernière fois le visage et me penche pour murmurer quelques mots.

Bill :
« Merci pour tout Abby et je suis encore désolé. »

J'embrasse son front et je finis par me relever pour rejoindre Tom à l'entrée de la pièce. J'ai toujours les fioles et le CD dans les mains, ainsi que le mot d'Abby. Nous sortons de l'hôpital et nous rejoignons Alléra.

Alléra :
« Il faut que je prévienne William.

Bill : Tu le feras après. J'ai quelque-chose à régler.

Alléra : Je dois le prévenir pour le vaccin.

Bill : Tu attendras ! Vous avez toute l'éternité devant vous alors ce n'est pas une ou deux heures de plus qui va tout changer ! »

Elle en reste muette de stupéfaction. En même temps, vu le ton que j'ai pris, il vaut mieux qu'elle m'écoute. Elle sait qu'elle ne doit pas nous laisser seuls et vu que je ne veux pas aller au repère de la Guilde, elle va être obligée d'attendre la relève.

Alléra :
« Tu prends un peu trop tes aises Kaulitz.

Bill : J'ai juste un truc à régler. Tu n'es pas contente c'est exactement la même chose. Maintenant laisse-nouet désobéis à William si tu y tiens. »

Elle reste me fixer quelques secondes avant de soupirer d'énervement et de bien vouloir nous suivre docilement. Pas un mot n'est échangé durant le trajet. J'ai placé les fioles à l'intérieur de ma veste avec le CD. Nous arrivons enfin à l'endroit que je voulais. Cette boite. Elle y va tout le temps. Elle a ses entrées et elle aime se faire voir. Je me retourne vers Tom.

Bill :
« Tu restes avec Alléra. Attendez-moi derrière.

Tom : Bill...

Bill : Je reviens vite et pas seul. Alors reste avec Alléra d'accord ? »

Tom acquiesce d'un signe de tête. Je lui jette un dernier regard et je rentre dans la boite. Takkara n'est pas la seule à connaître du monde. A peine rentré que la repère déjà. Elle est debout, un verre à la main et un mec lui susurrant quelques mots à l'oreille. Pauvre mortel ridicule. Il devrait me remercier, je vais lui sauver la vie. Je m'avance au milieu de la piste de danse. A moi de me faire remarquer. Je vais donc jouer mon petit numéro. Je commence à onduler les hanches aussi sensuellement que je sais le faire. Quelques regards se posent déjà sur moi. Je continue, bougeant toujours aussi bien. Je m'approche d'une jeune femme, elle est dos à moi. Je pose mes mains sur ses hanches et elle se laisse faire. En même temps, vu ses pensées à mon sujet, ça ne m'étonne pas qu'elle soit contente. Elle laisse ses bras entourer mon cou alors que nous continuons de danser. Je relève les yeux pour plonger mon regard dans celui de Takkara. Je lui fais croire que j'ai envie d'elle alors que je suis avec une autre. Je sais très bien que Takkara veut toujours de moi. C'est là sa vraie faiblesse. Je dépose un baiser dans le cou de ma 'victime' et je finis par m'en écarter. Je me dirige vers le bar et finis par m'y asseoir tranquillement. J'ai à peine quelques secondes à attendre avant de la voir à mes côtés.

Takkara :
« Tiens, Bill Kaulitz. Je pensais que tu étais bien trop occupé par ton humain pour te revoir dans un endroit pareil.

Bill : Et toi ? Pas trop occupé à être le larbin de Marius ? »

Elle est contrariée mais se force à sourire. Enfin bref, je ne suis pas là pour jouer. J'ai autre chose à faire.

Bill :
« Tu viens ? je préfère te voir ailleurs.

Takkara : Tu veux... A nouveau de moi ?

Bill : On peut toujours changer d'avis pas vrai ? »

Je tends ma main qu'elle s'empresse d'attraper et nous sortons par derrière. A peine dans la rue, je la plaque contre le mur. Cette fois-ci, je ne laisserai pas passer.



[ Chapitre triste où j'ai eu du mal à faire ressentir quelque-chose à Bill je l'avoue. Pas facile de faire ressentir des sentiments à un vampire comme lui. x) Enfin bref Abby est morte, je sais y aurait eu plein de possibilité pour qu'elle reste en vie mais je ne voulais pas. Au moins, de cette manière, Bill est VRAIMENT très énervé. xD J'attends vos avis ♥ ]


---------------------------------------------------------------


# Posté le mardi 14 avril 2009 05:43

Modifié le dimanche 03 mai 2009 06:04