Prologue

Prologue
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Pourquoi...


Cette question me hante à présent depuis près de 300 ans.
Oui, vous l'aurez compris, je ne suis pas humain. Je suis un Vampire et je me nomme Bill Kaulitz.
Vampire... Je déteste par-dessus tout cette appellation. Je suis souvent comparé à un animal assoiffé de sang. Ce que je suis avouons-le. Je me nourris d'humains, de personnes comme vous. Je n'ai pas le droit de voir la lumière du jour. Je suis une créature de la nuit.
Avant... Avant j'amais cette idée. Je séduisais beaucoup avant de tuer. Je me sentais puissant. Je suis puissant. Ces pouvoirs... Beaucoup aimeraient les avoir. Seulement une seule chose m'ennuie dans ma condition.
La Solitude...
Ce mot me poursuit à chaque instant. Je me sens plus seul que jamais et je n'ai le droit de me rapprocher et de m'attacher à personne.
Quand on est vampire, on erre seul sur cette Terre.


Seulement je ne pensais pas le rencontrer Lui...
Bill K.
# Posté le samedi 17 mai 2008 11:02
Modifié le mardi 20 mai 2008 11:34

Chapitre 1

Chapitre 1
- Chapitre 1 -



Encore une fois me voilà dans une des rues sombres de cette ville. New York. Allez savoir pourquoi j'ai choisi cette ville. Pour ses lumières sans doute. J'aime voir ces lumières danser alors qu'il fait sombre. Ça me permet de croire que je me promène en plein jour. Sauf que ces rues vides me rappellent inlassablement que personne ne sortirait à cette heure-ci. Enfin personne... Je mens. Il y a toujours les individus dont personne ne veut. Et ces individus en question, moi j'en ai besoin. Ces gens dont personne ne se souviendra demain. J'ai besoin de ces gens. Pour quoi? Pour survivre tout simplement. Je ne vis pas dans ce monde, je survis. Je me nourris de ces personnes insignifiantes aux yeux de tous. Je les vide de toute vie pour garder la mienne. Oui, je suis un vampire et je me nourris du sang des autres. Mon histoire je pourrai la qualifier de banale sauf qu'elle ne l'est pas vraiment. Partout où je passe j'aspire la crainte et le respect. La première personne qui me manque de respect ne serait-ce que par un regard ne terminera pas la nuit vivante. Je n'ai aucune pitié. La pitié n'est que pour les faibles. C'est ce qu'on m'a toujours appris. C'est ce que "Lui" m'a appris. Cet homme... Ce vampire devrais-je dire. C'est lui qui m'a mordu et m'a rendu comme ça.



Paris. 1710.

Je me promène dans les rues de cette ville si prisée par toute la haute société. Je ne suis pas aussi riche que je le prétends mais j'arrive à côtoyer les personnes importantes. Avec ma façon d'être et mon air efféminé, je fais vraiment sensation en accompagnant les dames de ce monde. Oui, je suis surtout quelqu'un qui accompagne, un genre "d'homme de compagnie" en fait. Mais je ne m'en plains pas. Je suis courtisé par beaucoup de femmes, jeunes comme plus âgées. Je suis également assez bien payé ce qui me permet de m'entretenir correctement. Ce soir je dois accompagner la fille d'un gouverneur. J'ai passé pas mal de temps à me préparer et là je me dirige à mon lieu de rendez-vous. Seulement je ne savais pas encore que je n'arriverai jamais en ce lieu. Alors que je traverse une ruelle sombre, une ombre surgit de nul part et je me sens propulsée contre un mur. J'en ai le souffle coupé et je sens juste la respiration de mon agresseur contre mon cou. Je ne comprends pas grand chose de ce qu'il m'arrive. Je sens juste deux pics dans mon cou, une douleur lancinante et plus rien.
Je me réveille dans un endroit que je ne connais pas. Je vais pour me relever mais je n'ai plus aucune force en moi. Je sens juste une immense douleur au niveau de mon cou. J'arrive à relever ma main et sens une drôle de blessure sur celui-ci. J'entends alors des pas autour de moi. Je vois flou. Je n'ai plus aucune force. J'entends comme un murmure irréel à mon oreille.

... :
"N'essayes pas de lutter et gardes le peu de force qu'il te reste. Tu n'en as plus pour longtemps. Je t'ai vidé de ta vie. En buvant ton sang...

Bill: Vam... Vampire...

... : Oui on peut me nommer ainsi. Mais je te trouves vraiment... Intéressant. Et je vais te donner une chance de survivre. Je vais te faire devenir l'un des nôtres. Pour que tu restes à mes côtés. Tiens...Bois. Si tu ne veux pas mourir, bois."

Je vois à peine ce qu'il me tend. Je sens quelques gouttes d'un liquide tiède se déposer sur mes lèvres. Je les tends pour y goûter et je me rends alors compte qu'il me fait boire du sang. Je bouge la tête sur le côté pour l'arrêter mais il repose son poignet sur mes lèvres.

... :
"Bois. Bois et tu vivras."

Je n'ai donc pas d'autre solution si je ne veux pas mourir. Je commence à boire ce liquide sirupeux et à peine chaud voir même plutôt froid. Je me dégoûte moi-même mais je continue. Je sens ce liquide envahir ma gorge. J'en veux encore. J'en veux plus. Je reprends des forces sans m'en rendre compte et je continue de boire ce qu'il m'offre. Tout à coup je m'arrête, une douleur me parcourt le corps. Il retire son bras et je me recroqueville sur moi-même. Je me tiens le ventre et mon corps est secoué de spasmes. Je me sens... Bizarre.

... :
"Ne t'inquiètes pas... Ton corps est juste en train de mourir. Dans quelques instants tu renaitras."

Sa voix est lointaine. Mais plus les secondes passent, plus j'ai l'impression d'aller mieux. Mon corps se calme enfin et je me rassois. Je l'observe enfin. Lui. Celui qui m'a fait renaître alors que je n'ai jamais demandé une telle chose. Je le détaille. Il n'a pas l'air beaucoup plus vieux que moi. Enfin il en donne l'air. J'ai appris plus tard qu'il avait plus de 500 ans. Cet homme se nomme Marius. Après ma transformation, il m'a enseigné sur tout ce que je devais savoir sur ma nouvelle condition. Ma vie ne se résume donc plus que par des règles que je ne dois pas transgresser. Ne pas me montrer à la lueur du jour pour ne pas croiser un seul rayon de soleil. Ne jamais boire jusqu'à la dernière goutte de sang sous peine de mourir. Il m'apprend même comment chasser. Oui on chasse pour survivre. Nous avons besoin de ce liquide qui coule dans les veines de ces personnes encore en vie. Je ne dois surtout pas révéler ma vraie nature aux humains. Bref, un nombre incalculable de règles que je m'empresse de suivre chaque jour. Seulement voilà, au bout d'un bon nombre d'années, Marius je ne le supporte plus. Je n'ai aucune liberté même en tant que vampire. Je ne peux même pas m'amuser avec mes victimes. Et je sais qu'il attend autre chose de moi sauf que je ne l'aime pas et je ne l'aimerai jamais. Pourquoi? A cause de ce qu'il m'a fait. Je suis devenu un prince de la nuit qui ne peut plus vivre comme il l'entend. Toutes ces règles m'insupportent. Je veux plus. J'ai toujours voulu plus. Alors j'ai fait l'impardonnable. J'ai tué Marius. Je l'ai empoisonné puis je lui ai tranché la gorge le regardant se vider de son sang devant moi. Je me suis délecté de ce spectacle. J'avais enfin le pouvoir sur lui. Une fois sûr et certain qu'il ne bougeait plus, je l'ai emporté pour le balancer dans la Seine. On ne risquerait pas de retrouver son corps au petit matin avec les premiers rayons du soleil.
Une fois mon crime parfait perpétré, ma vraie vie de vampire a enfin pu commencer. Une vie de débauche et menée uniquement par mes envies. Je n'ai plus personne pour m'empêcher de faire quoi que ce soit. J'ai traversé les âges en tant qu'acteur et spectateur. Je ne ressens aucun sentiment pour ceux que je tue. L'attachement? Je me l'interdis. Il n'y a eut qu'une fois et ça aura été la dernière. Cet homme... Oui je l'ai aimé. Seulement une fois que je lui avoué ma "condition" il m'a rejeté ne voulant plus me voir. Je lui faisais peur. Je l'ai vu dans ses yeux. Cette lueur, je ne la supporterai plus dans les yeux d'une personne à qui je tiens. C'est donc pour ça que l'attachement ne fait plus partie de mes sentiments. Au fil des années, j'ai réussi à me constituer une certaine célébrité et également quelques richesses piquées à mes victimes. Bref je vis dans le luxe et la débauche. Et pour tout dire, j'adore ça.


New-York. Aujourd'hui.

Je ne dirai rien d'autre sur ma vie passée car il n'y a rien d'intéressant à rajouter. Aujourd'hui, les choses n'ont pas vraiment changées. Je vis toujours dans un milieu aisé et je tue toujours ces humains insignifiants. Sauf que ma soif de tuerie s'est étanchée avec le temps. Je ne tue plus forcément par plaisir mais surtout par besoin. Mais je suis toujours aussi sadique et je me trouve toujours supérieur aux autres. Ça je crois que ça ne changera jamais. Ce soir il me faut une proie. J'ai faim. Oui le chasseur est de sortie. Comme d'habitude, je me suis habillé en noir, j'ai légèrement ébouriffé mes cheveux. J'ai beau avoir près de 300 ans je vis avec mon temps. Je marche dans les rues sombres de New York. J'aime cette ville. Tout simplement parce-qu'elle vit aussi la nuit. Je ne passe que par des ruelles peu empruntées pour le moment. Je cherche. J'ai faim. Il doit être sur les coups de quatre heures du matin. Alors que je passe par ma rue habituelle, je le croise à nouveau. Qui? Je ne le connais pas. Je sais juste qu'il passe par là tous les week-ends et souvent très tard. Il a l'air d'avoir mon âge. Enfin, façon de parler. Il doit avoir dans les 22 ans. Il est un tout petit peu plus petit que moi. Il porte des vêtements très larges, une casquette et des dreads. Je le croise souvent mais à croire que je le fais exprès. Il n'a jamais croisé mon regard. Il traverse la rue le visage toujours baissé. Je le regarde passer à côté de moi, en vitesse. Comme s'il fuyait quelque-chose. C'est alors que pour la première fois, il lève le regard et vers moi et nos yeux se croisent, quelques secondes. Il suffit de ces quelques secondes pour que je puisse apercevoir de la peur dans ses yeux. Je n'y fais pas plus attention et je continue mon chemin. Je suis en chasse.
J'arrive enfin dans la rue que je préfère. Une rue constituée uniquement des boîtes les plus huppées de la ville. Et j'ai mes entrées. Je choisis le Krystal. Je sais que là-bas il y aura toujours des jeunes délicieux à souhait. Je salue le videur d'un signe de tête et je rentre sans problème. Je ne m'attarde pas et je me dirige immédiatement vers le bar. Je commande ma vodka. Il faut bien que je me fasse passer pour un humain au milieu de tout ce monde. Je scrute la piste de danse. Et là, je reste la fixer. J'ai trouvé. Elle sera ma proie pour cette nuit. Elle ne quitte pas mon regard. Et en voyant le sien, je sais que j'ai gagné. Je me lève et la rejoint. Je me poste derrière elle et je pose mes mains sur ses hanches, collant ainsi ses fesses à mon bassin. Commence alors une danse des plus sensuelles que je mène avec ferveur. Elle se colle un peu plus à moi, sa tête se posant sur mon épaule. Mes mains passent sur son ventre que je caresse doucement. Je m'approche de son oreille pour y murmurer quelques mots.

Bill:
"Tu connais un endroit où on pourrait être tranquilles?"

Elle acquiesce d'un signe de tête. Nous quittons la piste de danse pour qu'elle aille chercher ses affaires. Je passe mon bras autour de sa taille puis nous sortons de la boîte.

Videur:
"Tu as encore fait une belle prise Bill!

Bill: Meilleure que tu ne le penses!"

Je fais un léger sourire puis je suis la jeune fille en question jusqu'à son appartement. Je ne connais pas son nom. Tant mieux d'ailleurs, je n'ai pas besoin de savoir qui je vais tuer ce soir. Elle ouvre la porte du dernier endroit où elle vivra. Elle se retourne vers moi et je la pousse à l'intérieur. Je vais être gentil, au début. Je suis toujours gentil au début. Mais ma vraie nature se montre rapidement. Je referme vite la porte et je vais la plaquer contre le mur le plus proche. Elle ne veut qu'une chose depuis qu'on a quitté la boîte. Je lui ferai donc un dernier plaisir. Je la fixe un instant dans les yeux avant d'approcher mes lèvres des siennes. Je les lèche doucement avant de les emprisonner dans un baiser des plus délicieux. Mes mains se sont posés sur ses hanches. Elle gémit dans le baiser. Je détache enfin mes lèvres et je jette un coup d'½il à l'appartement. Je repère tout de suite le lit. Je lui fais un sourire charmeur et elle m'entraîne vers ce qui lui sert de chambre. Elle se tient debout, dos au lit et je l'embrasse à nouveau, parcourant son corps de caresses très subtiles. Je la fais tomber sur le lit et je me glisse au-dessus d'elle. Je dépose quelques baisers sur sa mâchoire alors que mes mains caressent ses hanches. Mes lèvres descendent dans son cou qu'elle m'offre inconsciemment. Ses mains à elle passent alors sous mon tee-shirt et viennent caresser mon torse.

Elle:
"Mmh tu as si froid...

Bill: Ne t'inquiètes pas pour ça."

Je continue de lui procurer encore un peu de plaisir puis ma faim me rappelle à l'ordre. Je dépose un ultime baiser sur ses lèvres et replonge dans son cou. Je sens mes canines grandir. Je les plante alors doucement dans son cou et commencer à boire ce liquide sirupeux qui me réchauffe le corps. Elle soupire de bien-être. Pour le moment, elle ne se rend compte de rien. Je continue de boire silencieusement sa vie. Je bouge légèrement contre elle pour qu'elle ne fasse pas attention tout de suite à ma morsure. Je bois vite, trop vite. Son sang se répand sur mes lèvres pour glisser le long de sa peau. C'est à ce moment-là qu'elle se rend compte que quelque-chose cloche. Sa main se lève doucement pour venir se poser sur sa poitrine. Elle la lève devant son visage et commence à trembler en se rendant compte de ce que c'est. Elle est sur le point de crier mais je suis plus rapide qu'elle. Ma main se pose sur ses lèvres pour l'empêcher d'émettre le moindre son. Je continue de boire avidement ce liquide qui me fait renaître à chaque fois. C'est grâce à ce sang que je peux rester en vie. Ma victime essaye de se débattre mais c'est trop tard. J'ai pris toute sa force depuis un petit moment maintenant. Je sens quelque-chose de mouillé se répandre sur ma main. Je jette un regard pour croiser ses yeux emplis de larmes. Elle me supplie de la laisser en vie. Désolé ma belle, ce soir tu t'es laissée piéger et tu en subis les conséquences. Tu verras, tu n'as plus que quelques minutes à patienter. Ses forces la quittent. Ses mains posées sur mon tee-shirt se décrispent pour venir pendre d'un côté du lit. Et moi, je continue, toujours poussé par ma faim et par ma vraie nature qui s'est bien vite révélée aujourd'hui. Je sens alors venir la fin. Son corps ne répond plus. Son c½ur bat à un rythme très lent et va finir pas s'arrêter. Seulement je ne serai déjà plus là pour le voir. J'arrête de boire. Je retire vivement mes crocs encore plantés dans sa chair. Je regarde un léger instant ce corps bientôt sans vie avant de me relever. Je me dirige vers la salle bain. Je me passe un peu d'eau sur le visage pour retirer les restes de mon repas. Je me regarde une dernière fois dans le miroir avant de retourner dans la chambre. Je lance un ultime regard à la jeune fille qui a eut le malheur de croiser ma route cette nuit. Elle respire encore, faiblement. D'ici peu elle sera morte. Je me retourne, sans aucun regret sur mon geste puis je sors de son appartement.
J'imagine déjà dans les journaux demain. Cet incident ne sera qu'un fait divers de plus. Beaucoup de personnes savent que les vampires existent. Beaucoup cohabitent avec nous. Comment c'est possible? Tout simplement en nous offrant leur sang de temps à autre. Oui ce sont des victimes consentantes. Elles nous donnent leur sang de temps en temps et en échange on les laisse en vie. En fait ils jouent juste le rôle de la nourriture pour leur survie. Que c'est pathétique. Les humains sont pathétiques.

Je suis de nouveau dans les rues de New York, cette ville qui ne dort jamais mais où une vie s'est éteinte sans que personne ne le remarque. Et encore une fois je suis seul. Je suis condamné à errer sur cette Terre pour l'éternité. Je passe dans une ruelle et j'ose lever les yeux pour admirer la nuit noire éclairée par la lune et les lumières de la ville. Je vois alors quelque-chose bouger à la fenêtre d'un immeuble. Je plisse les yeux pour mieux apercevoir la silhouette en question. C'est le même jeune homme que j'ai croisé un peu plus tôt dans la nuit. Nos regards se croisent à nouveau quelques secondes avant qu'il ne disparaisse. J'avoue qu'il m'intrigue. Son regard comportait de la peur et de la crainte tout à l'heure. J'aimerai savoir ce qu'il fuit. A croire que pour une fois je m'intéresse à quelque-chose ou plutôt à quelqu'un. Si seulement j'avais su que je cette rencontre allait changer beaucoup de choses dans ma morne existence de vampire.


[
Premier chapitre de bouclé. On connait juste l'histoire de Bill et son personnage révèle ses secrets. Enfin une petite partie en tout cas. On aperçoit juste le personnage de Tom. Non la rencontre ne se fait pas maintenant mais au prochaine chapitre. ^^ Bref, j'espère que ce début vous attire. ^^ ]
# Posté le samedi 17 mai 2008 11:25
Modifié le samedi 07 juin 2008 08:40

Chapitre 2

Chapitre 2
- Chapitre 2 -


Une semaine. Ça fait une semaine que je sors mais en vain. Aucune personne ne m'attire pour que je puisse me nourrir. Pourtant j'ai faim. J'ai besoin de ce sang en moi, qu'il coule dans mon corps pour me garder en vie. Peut-être que mes critères de sélection sont plus pointus qu'au début. Non, finalement je crois que c'est plutôt moi qui n'aie pas eu envie de sortir. Pourquoi ? Je trouve que ce monde se dégrade de plus en plus et il n'y a plus rien qui m'amuse, plus rien qui m'attire. Pourtant je suis de nature plus que curieuse. Encore faut-il que quelque-chose éveille ma curiosité. Et il y a une seule chose depuis bien longtemps qui m'attire réellement. Enfin attirer est un bien grand mot. On va dire que ça me donne envie de me distraire. Ce garçon, avec ses dreads. J'ai beau le croiser tous les jours, mais la semaine dernière, cette peur dans ses yeux... Je veux savoir d'où ça vient. Allez savoir pourquoi mais c'est juste que j'en ai marre de m'ennuyer. On a beau dire ce qu'on veut, la vie de vampire n'est pas si attrayante que ça. On a plus de contraintes que de libertés et c'est ça le plus dur. On ne peut pas s'amuser comme on veut même en tuant des gens. Enfin si, le seul moment jouissif c'est quand on leur ôte la vie mais c'est à peu près tout. Après il ne faut pas se faire repérer, il faut surtout qu'on n'ait aucun lien avec la victime. Je le sais et ça m'a déjà coûté deux déménagements. Maintenant je fais beaucoup plus attention.


Je ne cherche pas la compagnie de mes congénères. Je les fuis plus qu'autre chose en fait. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais j'en ai besoin. J'ai pourtant de plus en plus de mal à m'entendre avec ma solitude. La plupart du temps je me sens mal à cause de ça. Mais voilà, j'ai tué le seul compagnon que je pouvais avoir en la personne de Marius. Je n'ai plus à m'en prendre qu'à moi-même. La compagnie avec un humain m'est impossible. Tout simplement parce-que je ne supporterai pas de ne pas vieillir et de voir la personne que j'aime mourir alors que moi je reste toujours ici. Je ne referai plus la même erreur deux fois. De toute façon on avance de par ses erreurs. Aujourd'hui je suis un vampire qui sait ce qu'il fait et où il va. Je ne rêve pas de gloire et de pouvoir bien que j'aimerai être connu. Mais c'est une des règles des vampires, on ne doit dire et révéler absolument rien de nos vies et nos secrets aux gens de ce monde. Bien sûr, il y en a qui étudient notre cas mais ils ne savent rien. La croix et l'ail ne nous atteignent pas, loin de là. Enfin tout ça pour dire que la vie de vampire n'est vraiment pas simple et que peu de choses arrivent à nous distraire.

Mais ce garçon m'attire vraiment. Je veux savoir ce qui lui arrive. La semaine dernière, j'ai croisé deux fois ses yeux, et ces deux fois j'y ai décelé de la peur. Pourquoi ? J'en sais rien mais je veux en savoir plus. Alors hier soir j'ai parcouru toute la ville pour savoir où il se trouvait et où il rentrait aussi tard dans la nuit. Et j'ai trouvé. Il travail dans une boîte, le Moonlight. J'y suis allé, il y a longtemps. Mais je ne l'y ai jamais vu. Il doit être nouveau. Bref ce soir je me prépare donc pour y aller. Je mets une dernière touche à mon maquillage en appliquant du gloss sur mes lèvres. Je me regarde une dernière fois de haut en bas dans le miroir de ma chambre. Oui on peut aussi voir notre reflet. Les gens croient le contraire mais cela n'arrive que pou les vampires de sang impur. Bref c'est compliqué mais moi je me trouve tout simplement magnifique pour aller en boîte ce soir. Je vois déjà tous ces regards posés sur moi. Je vais bien m'amuser en tout cas. J'enfile mon long manteau en cuir et c'est parti.
Il ne me faut que quelques minutes pour y arriver. Je ne tarde pas à rentrer malgré l'attente pour le moins importante qui s'y trouve. Mais j'ai suffisamment de persuasion pour arriver à faire ce que je veux des humains à l'esprit faible. Encore un des fameux pouvoirs de vampire. Bref, je me faufile à l'intérieur, posa ma veste à l'endroit prévu pour puis je me dirige tout naturellement vers le bar. Mes yeux ne font qu'observer. Comme à mon habitude, j'ai mon air froid pou empêcher quiconque de m'approche mais j'ai toujours un air des plus aguicheurs à ceux qui tentent un sourire à mon encontre. J'adore jouer de ma séduction avec les autres. J'adore séduire. J'aime me dire que les gens me désirent. Et j'en profite, bien entendu. Pourquoi ferai-je autrement ? Je peux obtenir ce que je veux par un simple regard. Je m'assois sur un tabouret bien en vue de tout le monde. Je ne fais pas attention à tous les serveurs, il y en a tellement. Quand je le vois enfin. Lui. Simple barman. Il s'approche alors de moi un léger sourire aux lèvres. Ça change au moins de ce que j'ai pu voir dans la rue précédemment.

Lui :
« Je te sers quoi ?

Bill : Mmh vodka s'il-te-plait. »

Je ne dis rien de plus et je le regarde me servir. Je suis amusé par son comportement. Ça change vraiment du tout au tout. Dans la rue il baisse la tête et a le visage craintif. Ici il est dans son élément et garde un sourire aux lèvres et un air sûr et fier de lui.

Bill :
« Ça t'arrive souvent de tutoyer les clients que tu vois pour la première fois ?

Tom : A vrai dire non. Mais ceux de mon âge je le fais souvent. Enfin je suppose que tu...

Serveur : Tom ! On a besoin de toi ici !

Tom : J'arrive ! Si tu veux, on reprend cette discussion dès que j'ai le temps c'est-à-dire... Jamais pendant mon service en fait. A moins que tu tombes sur moi quand il faudra te resservir. »

Il me fait un clin d'½il avant de partir rejoindre l'autre serveur pour contenter plusieurs clients. Je vois que je ne suis pas le seul à aimer plaire. Ou tout du moins il rentre bien dans sa peau de serveur. Je l'observe pendant quelques minutes. Il doit le remarquer d'ailleurs vu les regards qu'il me lance par moment. Et oui mon grand, cette nuit tu es surveillé voir même envié. Il sait quoi faire pour plaire en tout cas. Quelques regards et sourires charmeurs pour les femmes et on fait croire aux hommes qu'on est leur meilleur ami. Je détourne un instant mon attention de Tom, à ce que j'ai cru en entendre, et je regarde la piste de danse. L'ambiance est déjà là. Normal, il doit être sur les coups d'une heure du matin, les esprits sont déjà échauffés. Les corps se mouvent dans des rythmes entêtants. La chaleur monte d'un cran. Ne vous inquiétez, je la ferai monter un peu plus quand le temps sera venu. Pour le moment, Tom est bien trop occupé pour faire attention à moi. Quoique, en même temps, je serai sûr que cette fois-ci il ne verra que moi. Mais pour le moment je préfère attendre. Et il ne me faut pas longtemps pour ça d'ailleurs. A peine ai-je finis mon verre de vodka que j'entends et reconnais sa voix derrière moi.

Tom :
« Tu es venu seul et tu as une sacrée descente. Qu'est-ce qu'un mec comme toi peut faire dans un endroit pareil ? »

Il m'arrache un sourire. Je me retourne enfin et pose mes prunelles noisette sur son visage. Il est en train d'essuyer quelques verres.

Bill :
« Ça y est ? Monsieur est enfin libre pour un brun de causette ?

Tom : Ouais, c'est l'heure creuse donc là ça doit me faire un bon petit quart d'heure de pause.

Bill : Je vois. Dans ce cas resserre-moi un verre. »

Ma demande le fait sourire puis il s'exécute, sans broncher. Plutôt serviable ce garçon. Mais tout en me servant, il reste me fixer ou se pose plusieurs questions en me regardant. J'attrape le verre qu'il me tend et je commence à légèrement jouer avec.

Bill :
« Qu'est-ce qu'il y a ?

Tom : Rien. Si ce n'est que... En fait, je crois que je t'ai déjà croisé.

Bill : Tu sais, beaucoup de personnes me ressemblent.

Tom : Ça je peux t'assurer que non. Enfin d'habitude tes cheveux ne sont pas comme ça je me trompe ?

Bill : Non en effet tu ne te trompes pas. Je vois, j'ai raté mon opération d'infiltration. Non en fait je te croise souvent quand tu rentres de ton travail le week-end.

Tom : Ah exact. Dans cette ruelle sombre là... »

J'acquiesce juste d'un signe de tête. J'ai remarqué que son visage vient de se refermer à l'évocation de cette rue. Pourquoi ? J'en sais rien. Mais ça se voit et ça se sent, il cache quelque-chose au fond de lui et ça doit être une blessure importante. Je décide donc de changer de conversation et de carrément lui changer les idées par la suite.

Bill :
« Tom... Enfin c'est ça hein ? C'est bien Tom ?

Tom : Oui et toi c'est...

Bill : Bill. Bref t'as pas cinq minutes à n'accorder qu'à moi ?

Tom : C'est ce que je suis en train de faire là.

Bill : Non je parlais de cinq minutes à m'accorder ailleurs que derrière ton bar.

Tom : Désolé mais tant que je n'ai pas finis mon boulot je ne dois pas quitter cet endroit.

Bill : Très bien. Tant pis pour toi dans ce cas.

Tom : Comment ça tant pis pour moi ?

Bill : Tu vas voir... »


Je lui fais un léger sourire tout en lui lançant un regard des plus aguicheurs. Une musique assez spéciale se fait entendre. Je me lève doucement et me dirige vers le centre de la piste, mais tout en restant assez proche du bar pour que Tom ne me lâche pas des yeux. De toute façon il ne le fera pas. Il est déjà hypnotisé, je le sais. Rien que par ma façon de me déhancher sur la musique. Je suis toujours dos à lui, plusieurs personnes m'ont laissé la place sur la piste et quelques-unes me regardent faire, tant mieux. Que tout le monde me regarde. Je commence à bouger mes bras au même rythme que mes hanches et je finis par me retourner pour me retrouver face à Tom. Il ne regarde que moi, je le sais. Je continue mes mouvements d'une sensualité déconcertante. Les gens envient mon corps, ma façon de bouger. Je ne le regarde toujours pas et je continue de danser, fermant doucement les yeux et me laissant entrainer par le rythme de la musique. Celle-ci s'imprègne en moi pour que je la ressente un maximum. Et je veux que Tom se morde les doigts de ne pas m'avoir accompagné. D'ailleurs, il serait temps que je regarde l'étendu des dégâts.
Je relève légèrement le visage pour enfin planter mes yeux dans les siens. Comme je l'avais prédis, il ne me lâche pas du regard. Il ne voit que moi et n'a qu'une envie, me rejoindre. Comme beaucoup de personnes autour de moi mais celles-ci je ne les invite pas. Je relève alors un bras et le pointe du doigt avant de lui demander de me rejoindre sur la piste. Il ne bouge toujours pas. Je me lèche alors la lèvre inférieure de manière plus que provocante. Il sort enfin de sa rêverie quand un autre des serveurs lui donne un coup de coude et me montre d'un signe de tête. Tom hésite un instant et finit par me rejoindre. Il marche lentement comme s'il avait peur que ça ne soit pas lui que j'ai invité. Allez mon grand, n'aies pas peur. Je ne vais pas te mordre. Enfin pas ce soir je pense. Je continue de bouger toujours aussi sensuellement. Je veux charmer et tout le monde le remarque. Seulement tout le monde envie Tom à cet instant, car c'est lui que j'ai choisi.
Tom arrive enfin devant moi. On a l'impression qu'il ne sait pas quoi faire. Il est juste hypnotisé par mes mouvements. Je me colle contre lui et je passe mes bras autour de son cou. Il commence enfin à bouger en même temps que moi. Il était temps. Un peu plus et j'aurai été déçu. Mais là je ne le suis pas du tout. Il ne sait pas où poser ses mains. Je les dirige pour lui. Il frissonne légèrement au contact de ma peau légèrement froide mais n'y fait pas plus attention. Je dépose ses mains sur mes hanches et je colle un peu plus nos bassins. Il en soupire légèrement mais on ne se quitte pas des yeux. Je continue donc mon petit jeu. J'adore jouer et je remarque qu'avec lui c'est encore mieux. Pourtant je sens une certaine réticence dans ses gestes mais ça ne m'empêche pas de m'amuser. Et maintenant que tout le monde nous regarde je vais passer à l'étape supérieure. Je rapproche mon visage du sien pour venir lui murmurer quelques mots.

Bill :
« Alors ? Tu veux retourner derrière ton bar pendant que je continue à danser seul ici ?

Tom : Non... »

Sa réponse n'est qu'un souffle mais je l'entends clairement lorsque je sens ses mains se resserrer sur mes hanches. Nos corps bougent dans un rythme parfait. Je souris légèrement pour finir par placer mon visage face au sien.

Bill :
« Laisse-toi aller Tom. Ne penses à rien... »

Il acquiesce juste d'un signe de tête et je remarque tout de suite ce qu'il fixe et ce dont il a envie. Et pour voir si j'ai raison, je me lèche doucement la lèvre inférieure. Il se mord la sienne. Gagné. Mes lèvres viennent alors à la rencontre des siennes dans un baiser qui se veut doux pour commencer. Un baiser comme ça, ça fait des années que je n'en ai pas donné. Et je ne sais pas pourquoi je lui en offre un d'ailleurs. Ma langue lèche sa lèvre inférieure demandant ainsi d'approfondir le baiser. Tom se laisse totalement faire et j'adore ça. Pourtant je n'essaye pas de contrôler son esprit ou quoi que ce soit d'autre. Nos langues se retrouvent enfin et commencent une danse endiablée. Mes mains se resserrent autour de son cou donnant encore plus d'intensité au baiser. Tom colle alors nos bassins ce qui m'arrache un gémissement. Seulement voilà, je me suis trop laissé aller et Tom vient de sentir quelque-chose. Mes dents. Enfin, mes crocs de vampire. Je me suis tellement laissé emporter par notre baiser que je les ai oubliés. Tom sursaute et se détache immédiatement. Il me regarde en fronçant les sourcils puis son regard reprend alors cette même peur que j'ai vu la semaine dernière. Je le vois alors partir en vitesse et sortir de la boite. Ça parle autour de moi mais je m'en fiche. Les autres ne m'intéressent pas. Je passe rapidement par l'entrée du bâtiment en reprenant ma veste que j'enfile et je sors à mon tour. Je n'ai pas loin à aller chercher que je le retrouve déjà. Il se retient d'une main contre un mur. Il a le visage baissé et il en tremble doucement. Quoi embrasser un mec avec des dents longues ça lui fait tant d'effets que ça ? Ou alors c'est pire, il connaît l'existence des vampires. J'avance d'un pas. Il m'entend mais ne se retourne pas.

Tom :
« Ne t'approches pas. Ne le fais pas, ou je serai obligé de te tuer.

Bill : Pour un simple baiser ?

Tom : Non, pour le monstre que tu es. »

Tom se retourne alors et je peux voir qu'il tient quelque-chose dans sa main. Un pieu en bois. J'y crois pas. Il a fallu que je tombe sur un chasseur de vampire.


[ Oui je sais, ENFIN la suite mais que voulez-vous, j'aime me faire désirer x) Bon, petit passage où Bill fait mumuse avec Tom mais bon, rassurez-vous, la suite n'est pas façon couple Buffy/Angel bien que ça m'y a fait pensé une fois que je l'ai écrit. oO Mais bon, ça sera pas comme ça je vous rassure xD Bref, avis? =) ]



# Posté le samedi 17 mai 2008 14:21
Modifié le vendredi 01 août 2008 12:59

Chapitre 3

Chapitre 3
- Chapitre 3 -


Je reste donc sans bouger comme il me l'a demandé. Je ne m'attendais vraiment pas à ça. Pourtant les chasseurs de vampire je les sens à des kilomètres. Et là je n'ai rien vu venir. Mais je comprends pourquoi au fur et à mesure que je l'observe. Sa main. Elle tremble. Ma sûreté revient d'un coup et un sourire se dessine sur mes lèvres.

Tom :
« Pourquoi tu souris ?

Bill : Amateur.

Tom : Pardon ?

Bill : Tu n'es pas chasseur de vampire depuis longtemps toi. Un hunter n'a pas la main qui tremble quand il croise l'un des miens. Il est sûr de lui et s'il le peut il ne perd pas son temps à discuter et tue immédiatement. Ce qui n'est pas ton cas. »

Tom fronce les sourcils. Pas de bol mon gars, je ne suis pas vampire depuis dix ans seulement et des hunters dans ton genre j'en ai croisé énormément. Il me suffisait d'un geste pour les tuer et je sais qu'avec toi ça sera la même chose. Je pourrai le faire immédiatement avant que tu ne tentes quoi que ce soit mais j'ai envie de m'amuser.

Bill : « Pourquoi ?

Tom : Pourquoi quoi ?

Bill : Pourquoi tu es devenu hunter ?

Tom : ...

Bill : Oh allons, plus de familiarité entre nous. On s'est embrassés alors je ne vois pas pourquoi tu pourrais me cacher ça. Allez c'est quoi ? Encore une vengeance c'est ça ? Vu que tu es tout nouveau dans le métier ça ne peut pas être une affaire de famille ça Alors ? J'ai raison non ?

Tom : Un vampire a tué ma petite-amie.

Bill : Je vois Et du coup tu t'es mis en tête de tuer tous les vampires et d'accessoirement embrasser un mec pour le plaisir. Ça ne lui aurait pas plu à ta copine de savoir que tu es gay.

Tom : Hey on n'est pas là pour parler de ça t'entends ?! Et puis de quoi tu t'occupes ? Je me suis promis de tuer...

Bill : (le coupant) Tous les vampires pour la venger et retrouver celui qui lui a fait ça etc etc... Ça va c'est bon, je connais. C'est toujours le même refrain avec vous. Vous ne pensez qu'à tuer tous les vampires alors que franchement on vous a fait quoi ? Bon ok, je suis désolé pour ta copine. Mais sérieusement, moi je fais toujours attention à en prendre une qui vit seul, qui n'a pas d'attaches et tout ça.

Tom : Mais tu arraches la vie !

Bill : Oui pour garder la mienne ! Je n'ai jamais demandé d'être un vampire et si je veux vivre encore je n'ai pour seule solution que de boire le sang de ceux qui veulent bien m'en donner. T'en vois beaucoup toi des gens qui en offre au coin d'une rue ? Ben moi non et puis je ne tue pas tant que ça.

Tom : Tais-toi ! Maintenant que je sais qui tu es je dois te tuer. Je ne peux pas laisser vivre une créature aussi dangereuse que toi.

Bill : Essaye toujours, que je rigole un peu. »

Je ne bouge pas et j'attends la moindre réaction de sa part. Il se jette alors sur moi pour essayer de me planter son pieu dans mon c½ur. Seulement voilà, je dois être le premier vampire qu'il attaque le pauvre. Il a du oublier un détail. Ma vitesse. Les vampires ont une vitesse qui nous permet de nous déplacer top vite pour qu'un humain nous remarque. Je l'utilise donc pour passer derrière lui, attraper ses mains et les lui mettre dans son dos, l'obligeant à lâcher son pieu. Je le plaque ainsi contre un mur, me collant contre lui.

Bill :
« Je t'avais dit que j'en rigolerai.

Tom : Lâche-moi ! Ou bien mords-moi ! De toute façon je n'ai rien à perdre.

Bill : Si, ta vie. »

Je laisse alors passer quelques secondes de silence puis j'avance mon visage dans son cou pour venir respirer son parfum. Il sent si bon. Je dépose un baiser sur sa peau et il essaye de se débattre. Je dis bien essaye car je l'empêche de faire quoi que ce soit. Je lèche alors doucement l'endroit où se trouve sa veine dont j'ai l'impression qu'elle ne pulse que pour moi. Je sens Tom frissonner contre moi voir même trembler. Je remonte à son oreille.

Bill :
« Tu vois que tu as quelque-chose à perdre. Tu as peur. Je tiens ta vie entre mes mains et par un simple mouvement je pourrai te tuer.

Tom : Fais-le.

Bill : Non.

Tom : Pourquoi ?

Bill : Pour ce sentiment de puissance que j'ai sur toi et aussi pour le simple fait que tu embrasses vraiment très bien. Ça serait dommage de te tuer alors que j'aimerai en profiter encore un peu.

Tom : Tu peux rêver pour y regoûter à mes lèvres.

Bill : Que tu crois. Tu as vu comment j'ai réussi à t'attirer tout à l'heure. Et rien que le fait de te laisser en vie maintenant te fera revenir vers moi. N'oublie pas, tu as une dette envers moi.

Tom : Je ne te dois rien.

Bill : Si, la vie sauve. La fille qui te draguait tout à l'heure au bar était une vampire, et je peux te dire qu'elle ne t'aurait pas laissé en vie. Sur ce, à très bientôt Tom. »

Je le relâche et je me dépêche de partir sans qu'il ne se rende compte de quoi que ce soit. Pauvre garçon quand même. Enfin pauvre de moi surtout. Je viens de perdre mon jouet pour la soirée parce-que monsieur se croit l'âme d'un hunter. Laissez-moi rire. Toujours est-il que maintenant ma nuit est terminée. Franchement j'en ai marre de tomber sur des cons pareils qui se croient au-dessus de tout le monde. Je suis d'accord sur le fait que c'est triste pour lui d'avoir perdu sa copine mais voilà, tous les vampires n'ont pas d'état d'âme. En même temps, je n'en ai pas beaucoup non plus. Mais bon, en voyant comment est devenue l'espèce humaine, je me dis qu'en tuer quelques-uns ne ferait pas de mal à ce monde. Les humains sont tellement imbus de leur personne qu'ils me font pitié. Ils se croient au-dessus de tout le monde en instaurant des lois. Je ne dis pas que nous vampires nous sommes mieux avec nos règles. Aucune des deux races ne vaut vraiment quelque-chose. Je me demande encore pourquoi je suis ici. J'aurai du mourir depuis si longtemps et ne rien voir de tout ça. Peut-être ai-je quelque-chose à faire sur cette Terre mais je ne le crois pas. Je suis juste ici pour tuer et continuer à mener ma vie de vampire. En tout cas, ce cher Tom est vraiment très amusant et je sais très bien que je le reverrai. De toute façon, maintenant il me recherchera, je l'ai humilié. Je repars alors dans mes pensées pour terminer ma nuit tout en me disant que je le reverrai bien vite.
Bon, ce n'est pas tout ça, mais j'ai faim moi. Cette petite aventure m'a ouvert l'appétit et je dois vite attiser ma soif avant de ne plus réussir à me contrôler. Je continue donc ma visite nocturne en espérant trouver la personne qu'il faut. Et il ne me faut pas longtemps d'ailleurs. J'ai trouvé ma proie. D'habitude je choisis mieux mais bon, je fais avec ce que j'ai. Après tout, des fois je ramasse bien des prostituées. Cette fois-ci, j'ai tout de même le droit à une sacrée poule de luxe. Bien foutue, mignonne et jeune. Mmh son sang va vraiment être délicieux. Elle est seule, parfait. Seul problème, elle se drogue. C'est pas vrai ça ! Maintenant son sang va avoir un arrière goût ! Franchement les jeunes d'aujourd'hui se sentent obligés de pendre ce genre de truc pour se sentir mieux. Ça fait vraiment pitié mais bon. Au moins j'aurai une belle fille à baiser et à dévorer. Je m'approche d'elle et je joue de mon charme. Et comme d'habitude ça marche sans aucun souci. Tant mieux.
Elle me conduit chez elle. Encore heureux elle n'est pas trop défoncée et sait ce qu'elle fait. Je n'ai pas envie de faire comme si je profitais de quelqu'un. Je me dirige vers elle et il me suffit de quelques mots pour la convaincre. Comme d'habitude, elle me conduit chez elle. Je vais toujours chez les autres. Je la prends par la taille et nous arrivons enfin dans son appartement. Aujourd'hui, je m'en fous de savoir si elle vit seule ou pas, si elle a de la famille ou pas. J'ai faim et je suis énervé. Je dois rapidement me calmer en mangeant. J'ai à peine le temps de refermer la porte derrière nous qu'elle m'attire dans sa chambre. Destroy comme elle est je n'aurai pas besoin de beaucoup de préliminaires à mon avis. Je la pousse sur le lit et me glisse au-dessus d'elle. En plus d'avoir faim, aujourd'hui j'ai vraiment envie de baiser et de tuer. Pas de chance pour elle. J'embrasse doucement son cou que je lèche avec délectation pour ce qui va arriver par la suite. Nos vêtements se retrouvent vite à terre. J'ondule sensuellement mon corps contre le sien alors que je l'embrasse à pleine bouche, mêlant ma langue à la sienne. Je l'entends gémir et ça m'excite au plus haut point. Je pose mes mains sur ses hanches et la pénètre lentement juste pour ressentir un maximum de plaisir. Qu'elle en ait, je m'en fous. Ce soir je suis égoïste. Je commence mes va-et-vient en elle. Elle plante ses mains dans mon dos et m'y griffe légèrement. J'en lâche un long gémissement, j'adore ça. Elle crie mon nom et moi j'ai déjà oublié le sien. Mes coups de rein se font de plus en plus puissants et je me sens venir. Elle n'est pas loin non plus. C'est le moment. Alors que je lui donne un nouveau coup de rein, je plante mes crocs dans son si joli cou et je bois ce précieux liquide. Je bois encore et encore. Sous le plaisir, elle ne comprend pas ce qui lui arrive.

Elle :
« Mmh Bill ! Tu... »

Mais elle ne continue pas. J'arrête un instant de boire pour la regarder. Le sang coule le long de mes lèvres et la peur qui se lit dans son regard m'excite encore plus. L'une de mes mains est posée sur sa bouche pour l'empêcher d'hurler. Je donne un coup de rein plus puissant qui m'arrache un gémissement de plaisir. Je replonge alors le visage dans son cou pour terminer de m'abreuver. J'en veux toujours plus mais elle ne peut pas me donner tant que ça. Je continue mes va-et-vient en elle. Je ne suis jamais rassasié, que ça soit au niveau du sexe ou au niveau du sang. Elle se cambre une dernière fois mais ses forces la quittent. Je continue encore quelques minutes avant d'atteindre l'orgasme tout en retirant mes crocs de sa chaire meurtrie pour pouvoir crier mon plaisir. Je me laisse retomber sur son corps inerte. Je sens sa respiration s'atténuer. Son c½ur bat toujours mais lentement, très lentement, jusqu'à s'arrêter. Je retire ma main de son visage. Elle a l'air si calme, sereine. Elle repose en paix maintenant. Elle ne souffrira plus de cette dépendance à cette drogue. Elle ne souffrira plus de rien. Quelque-part, elle sera plus heureuse comme ça qu'à vivre une vie misérable dans ce monde.
Je me retire d'elle et me dirige tout naturellement vers sa salle de bain. Je viens de tuer quelqu'un et ça ne me fait rien. Après tout, j'ai pris mon pied et ça m'a suffit. Je file sous la douche pour retirer tout ce sang que j'ai sur mon corps et pour me rafraichir de toute cette sueur. J'appuie un bras contre le mur de la douche et baisse le visage. Je laisse l'eau chaude parcourir mon corps. J'aime cette chaleur alors que mon corps est si froid habituellement. Je soupire légèrement. Voilà à quoi se résume ma vie de vampire. Je n'existe que pour tuer et survivre. Je termine alors ma douche, me rhabille et passe une dernière fois par la chambre de ma victime. Je la regarde. Elle est nue. Pour une peu plus de respect, je recouvre son corps d'un drap fin. J'ai beau l'avoir tuée, elle a tout de même le droit à une meilleure présentation. Elle ne m'a rien fait après tout. Je clos doucement ses paupières avant de quitter définitivement son appartement.
Je plonge mes mains dans mes poches. La fraicheur de la nuit commence à partir. Il fera jour d'ici peu de temps. Je me dépêche donc de rentrer dans mon grand appartement sur Manhattan. Oui j'ai de l'argent et j'aime le montrer. Bien que personne ne soit jamais venu chez moi. Je reste regarder la ville par la grande baie vitrée de mon salon. J'ai toujours aimé cette vue bien que je ne la verrai jamais baignée de soleil. Je soupire une dernière fois avant de baisser les stores qui me plongent dans l'obscurité. Je pars dans ma chambre, me met en boxer et me glisse dans mon lit. Non, je n'ai pas vraiment eu idée d'emmener mon cercueil ici. Je le faisais avant mais aujourd'hui c'est un peu mal venu. Je me glisse dans mes draps mais je n'arrive pas à m'endormir tout de suite. Pourquoi ? Peut-être parce-que ce qu'il s'est passé ce soir m'obsède. Tom. Il est devenu hunter juste pour venger sa copine qui s'est fait tuer. Et aussi bien, c'est moi qui l'aie fait. Je ne me souviens pas de toutes mes victimes. Et il y en a eut tellement. Encore que, aujourd'hui je suis plus discret et je ne prends que le strict minimum. Mais avant... Enfin c'était avant. J'étais vraiment sans pitié bien que je le sois toujours à présent. Je sais que je vais le revoir. Il m'obsède déjà et nos destins sont liés, je le sais, je le sens. C'est donc sur ces quelques réflexions que je finis par m'endormir pendant que New-York s'éveille enfin.



[ Oui donc enfin la petite confrontation. On en sait donc un peu plus sur Tom et ses agissements. Maintenant comment ça va se passer entre Bill & Tom nous verrons ça par la suite. Bon j'espère que vous aimez toujours autant ce côté vampirique avec le léger lemon/meurtre. Alors, avis? x) ]

Suite de mes autres fics également...


c]
# Posté le jeudi 31 juillet 2008 13:54
Modifié le vendredi 15 août 2008 10:54

Chapitre 4

Chapitre 4
- Chapitre 4 -


Deux semaines sont passées. Je n'ai pas revu Tom et je m'en étonne. En même temps, je n'ai pas forcément fait l'effort de retourner dans cette fameuse boite pour l'y retrouver. On va dire que j'ai du le choquer lors de notre première entrevue bien que j'aurai aimé que ça aille plus loin. Mais comme à mon habitude, si ça avait été plus loin, je l'aurai sûrement tué et adieu mon jouet. Parce-que franchement, oui, Tom est mon jouet. Quand je dis que je ne l'ai pas revu c'est faux. Je ne lui ai pas parlé depuis une bonne semaine maintenant. Mais je l'ai bien vu. Je le surveille lorsqu'il rentre chez lui. Je n'aimerai pas qu'un vampire malencontreux me le pique. Surtout quand mes congénères savent qu'il m'est réservé. Il y a trois jours, ils ont failli me le prendre. Je n'ai pas du tout aimé.


Flash Back

Encore une fois, nous sommes en plain milieu de la nuit. 4h30. Heure à laquelle il finit son service. Je dois attendre un bon quart d'heure encore avant qu'il ne sorte. Cela fait une semaine que je le surveille. Pourquoi ? Parce-que la vampire à laquelle Tom devait avoir affaire ce fameux soir est une des plus féroces et des plus connues dans notre monde. Et quand elle a une proie en tête, elle ne change pas. Je suis donc sur le toit d'un immeuble proche du lieu de travail de Tom. Je les ai remarqués. Non pas elle bien sûr,
elle ne fera jamais le sal boulot toute seule. Elle a trois compères à sa botte qui se chargent de satisfaire ses moindres caprices. Il faudrait peut-être que je m'en trouve moi aussi. Je commence à en avoir marre de tout faire. Non, je suis un solitaire et je l'ai toujours été. Je n'ai vécu qu'une fois en compagnie de quelqu'un et c'était Marius. Depuis je me refuse tout simplement la moindre sociabilité, même avec un seul autre vampire. Toujours est-il que je les vois, tous les trois, une femme et deux hommes, attendant patiemment dans la ruelle qu'emprunte Tom à chaque fois. Je suis accroupi sur le toit de l'immeuble, attendant patiemment que ça se passe.
J'attends encore quelques minutes et ça bouge enfin. Tom sort par la porte de l'arrière-salle et s'introduit dans la ruelle. Je reste surveiller car les trois autres ont déjà bougé pour l'encercler. Tom reste tout de même sur ses gardes. Il regarde rapidement autour de lui pour les voir de rapprocher. J'entends le peu de mots qu'ils échangent.

Tom :
« Qu'est-ce que vous voulez ?

Vampire : Toi. A vrai dire, tu intéresses énormément notre maîtresse.

Tom : J'en n'ai rien à foutre. Laissez-moi passer.

Vampire : Et en plus tu résistes. Tu m'étonnes qu'elle t'adore déjà. »

A ce moment-là, les trois vampires l'encerclent un peu plus. Il n'a pas d'échappatoire possible. Surtout que Tom a beau être un hunter, il n'a aucune compétence dans ce domaine précis. Vu la manière dont il tenait son pieu en bois devant moi l'autre jour. Sauf que là ça se complique et je dois intervenir si je veux qu'il reste en vie. Je saute alors sans bruit du toit de l'immeuble pour me retrouver en bas au bout de quelques secondes. Bien évidemment j'ai fait tout ça en silence. Tom est dos à moi, parfait il ne pourra pas me voir. Je sors de ce coin d'ombre où je m'étais réfugié et je me montre donc à ses poursuivants. L'un d'eux me remarque enfin et finit par reculer légèrement. Tom a l'air surpris du revirement de situation et reprend confiance en lui. Et moi, je suis heureux que ma réputation m précède. Comme quoi après toutes ces années j'arrive encore à inspirer la peur et la crainte devant mes congénères. Ceux-ci lancent un rapide regard en ma direction avant de disparaître en vitesse. Tom reste regarder en leur direction sans vraiment comprendre et j'en profite pour retourner me cacher pour qu'il ne m'aperçoive pas. Il finit par rentrer chez sans me voir.

Fin du Flash-Back

Et ce soir on en est au même point. Trois autres vampires attendent à nouveau Tom pour l'emmener se faire dévorer je ne sais où. Il n'empêche que je commence à en avoir royalement marre de jouer son garde du corps invisible quoi. Franchement pourquoi tout le monde le veut ce type-là ? Il n'a rien de spécial en plus, il est nul comme chasseur. Sauf s'il sait bien baiser j'dis pas. Mais là, franchement. C'est même pas une menace pour un vampire ! Bref toujours est-il que je rejoue la même scène et me voilà au pied de l'immeuble à intimider les trois autres par un simple regard. Et ça recommence, les voilà qui s'en vont. Mais alors que je m'apprête à disparaître aussi vite que je suis apparu, une phrase retentit.

Tom :
« Pourquoi tu t'en vas ? »

Cette fois-ci, Tom n'était pas resté regarder les autres s'en aller mais s'était rapidement retourné vers moi. Je sors donc de mon antre pour me rapprocher de lui, l'air de rien.

Bill :
« Alors comme ça tu m'as vu ?

Tom : Je me doutais que c'était toi. Vu comment tu t'es foutu de moi l'autre fois, je me sis dis que contre trois vampires je n'aurai pas fait grand-chose.

Bill : C'est pas peu dire. »

J'ai une fois de plus pris mon air sûr de moi avec un léger sourire moqueur aux lèvres. Tom n'a pas l'air très content de ça mais bon, je m'en fous pas mal de son avis à vrai dire. Je l'entends soupirer et je le regarde assez curieux de ce qu'il allait dire.

Tom :
« Pourquoi ?

Bill : Pourquoi quoi ?

Tom : Pourquoi tu m'as sauvé aujourd'hui et l'autre fois ?

Bill : En fait je...

... : (me coupant) Oui on aimerait beaucoup savoir pourquoi le grand Bill Kaulitz s'intéresse à un humain aussi... Banal que celui-là. »

Je me retourne, assez surpris de voir les trois vampires de tout à l'heure accompagnés de leur maitresse. Takkara. Ça fait bien longtemps que je ne l'avais pas vue. Je vais bien évidemment passer les détails de la relation que j'ai eue avec elle. Je ne vais pas m'attarder sur ce genre de détail bien que je doive dire qu'elle est plutôt... Sympa. Enfin juste à certains niveaux sinon elle est tout simplement invivable. Enfin bref, je la regarde et je sors mon célèbre sourire charmeur.

Bill :
« Oh Takkara ! Ça fait longtemps ! Et depuis quand toi tu t'intéresses à mes victimes ?

Takkara : Je l'ai vu en première !

Bill : C'est ça ouais. Tu n'avais qu'à bouger ton petit cul avant ma belle. Désolé si je suis plus doué. Alors ce n'est vraiment pas une raison pour venir sur mon territoire. Surtout que celui-ci est déjà conquis si tu vois ce que je veux dire. »

Pauvre Tom, il ne doit tout simplement rien comprendre de tout ce qu'il se passe. Enfin en même temps ça peut se comprendre puisque là il est réduit à de la simple nourriture. Mais bon, je vais essayer le sauver comme je peux. J'attends juste que Takkara dégage avec ses bouffons et l'affaire est faite. Sauf qu'elle n'a pas l'air de cet avis. Je le ressens, elle va me chercher jusqu'à la fin là.

Takkara :
« Prouve-le.

Bill : De quoi ?

Takkara : Qu'il est à toi. Après tout, tu ne l'as pas encore tué c'est donc que c'est un de tes réguliers. Mords-le. »

Je fronce légèrement les sourcils en l'entendant. Ce n'est pas que le mordre ma gêne c'est juste que je serai capable de ne plus m'arrêter et de le tuer. Quoique, j'ai mangé il y a quelques jours donc ça devrait vraiment faire l'affaire. Enfin j'espère juste pour lui que son sang n'est pas si délicieux. Je me retourne alors vers Tom qui a l'air de saisir que c'est le seul moyen pour lui de rester en vie. Il doit donc se faire passer pour un simple humain qui m'offre son sang quand j'en ai envie en contre partie de la vie sauve et d'un peu de ma compagnie. Je ne bouge pourtant pas.

Tom :
« Vas-y.

Takkara : Oh parce-qu'en plus tu dois demander la permission avant de boire son sang ? Ce n'est qu'un humain et toi tu te laisses faire !

Bill : La ferme Takkara ! Je fais ce que je veux ! Excuse-moi si je le traite avec un minimum de respect tout simplement parce-que son sang est digne des plus grands de ce monde. Et que si je veux en boire encore un minimum je dois le garder en vie. Surtout qu'il embrasse bien, lui. »

Je crois que j'ai touché en plein dans son amour-propre. Pauvre petite Takkara. Enfin en même temps elle l'a cherché en me faisant chier avec ça là. Et voilà, maintenant je suis obligé de planter mes crocs dans ce si joli cou. J'aurai préféré le faire dans d'autres circonstances mais bon. Et rien que pour énerver un peu plus Takkara, on va rajouter un peu de sensualité dans tout ça. Elle va sûrement faire la gueule mais je m'en fous. Tu as déjà eu ta chance avec moi chérie.
Je me rapproche alors de Tom pour finir par le plaquer doucement contre le mur de l'immeuble. Il se laisse totalement faire et j'en suis vraiment surpris. Tant mieux en même temps. Pourtant je peux sentir sa peur. C'est compréhensible après tout, je vais le mordre et aspirer un peu de sa vie. Je colle alors mon corps contre le sien et mon visage vient doucement se nicher dans son cou. Je respire son parfum. Il sent bon. Il frissonne légèrement en me sentant aussi proche de lui.

Bill :
(murmurant) « N'aies pas peur. Je vais y aller doucement... »

J'effleure doucement son cou de mes lèvres avant de lécher cette partie qui sera bientôt meurtrie. J'ouvre alors un peu plus la bouche et je laisse mes crocs se planter dans sa chair si délicieuse. J'aspire ce liquide que j'aime tant, m'en délectant en le laissant couler au plus profond de mon être. Son sang me réchauffe le corps. Je sens ses mains tremblantes se poser sur mes hanches. J'ai failli oublier que lui ne doit pas apprécier ça autant que moi. Je colle alors doucement mon bassin au sien lui retirant ainsi un gémissement que moi seul peut entendre. Quoique l'autre cruche doit l'avoir entendu pour son raclement de gorge. Mais je m'en fiche, j'aime trop ça pour arrêter. J'avale encore et encore, laissant une goutte couler le long de mes lèvres jusqu'à mon cou. Entendant un nouveau gémissement de Tom, je finis par m'arrêter. Je retire mes dents de la blessure fraiche qu'il a au cou pour venir le regarder en face. Il porte sa main à son cou pour arrêter les dernières gouttes de sang. Il joue le jeu jusqu'au bout.

Tom :
« Il t'en reste un peu... Juste là... »

De sa main libre il me montre le coin de mes lèvres. Je ne lui laisse pas le temps de réagir que je me jette sur ses lèvres pour l'embrasser doucement. Après tout, il a tout de même le droit à une petite récompense. Je termine rapidement le baiser et je me lèche les lèvres en le fixant.

Bill :
« Au moins, tu sauras quel goût tu as. »

Je souris légèrement avant de me tourner vers Takkara.

Bill :
« Satisfaite ?

Takkara : Je dirai que oui. Pour cette fois. Fais attention Kaulitz, je risque de ne pas être la seule à avoir envie de ton protégé. Penses-y. »

Et elle se retourne pour enfin partir avec les trois autres. Qu'est-ce qu'elle a voulu dire par là elle encore ? Bref je m'en fous pas mal, je verrai ça par la suite. Pour le moment, je vais m'occuper de Tom. J'avance vers lui mais il recule d'un pas.

Bill :
« Déconne pas c'est bon. J'en ai eu assez sinon tu serais déjà mort depuis longtemps.

Tom : Ça n'empêche que je me méfie toujours.

Bill : En tout cas t'as bon goût.

Tom : Moi j'trouve pas mais merci. »

Il ne rajoute rien d'autre et commence à partir jusqu'à chez lui. Tu crois aller où comme ça mon grand ? Il continue de marcher environ cinq mètres avant de s'adosser contre un mur. Je soupire et m'avance vers lui. Il tente de me repousser mais je passe l'un de ses bars autour de mon cou et le soulève comme s'il était une plume. Comme quoi être vampire ça a parfois du bon.

Tom :
« Qu'est-ce que tu m'as fais ?

Bill : Pas grand-chose à part t'affaiblir en buvant ton sang. Mais bon tu t'en remettras vite je peux te l'assurer. Mais pour te soigner je t'emmène chez moi.

Tom : Mais...

Bill : Non ne discute pas ! J'me dégoûte assez moi-même à faire ça alors ne me fais pas changer d'avis. »

Il ne rajoute rien de plus. Sans doute totalement épuisé. Je le ramène donc jusqu'à mon immeuble. Non mais pourquoi je fais ça moi encore ? J'en sais rien mais bon, mon instinct n'a pas toujours été si mauvais...


[ Oui oui enfin la suite je sais ^^ Bon j'espère que ça vous plait avec l'apparition d'un nouveau personnage du nom de Takkara. Amie ou ennemie? On le verra par la suite bien que je ne le sache pas moi-même en fait. oO Bref à vos avis et logiquement dans peu de temps un article spécial pour ceux qui voudront être prévenus. ^^ Bsx ]
# Posté le lundi 15 septembre 2008 13:03
Modifié le lundi 15 septembre 2008 13:14